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Avec une foule d’appareils adaptables, la station solaire Pivo devient d’une grande polyvalence. Crédit photos : Hubert Brochard

Avec une foule d’appareils adaptables, la station solaire Pivo devient d’une grande polyvalence. Crédit photos : Hubert Brochard

Deux innovations pour être plus autonome en électricité

Une société québécoise propose deux sources d’électricité autonomes pour la ferme : une station polyvalente alimentant une lampe ou une foule d’appareils électriques et une génératrice transportable, toutes deux rechargées par le soleil.

C’est dans son usine de Magog que le fabricant Lekla a fait naître un peu de neuf sous le soleil : la station Pivo et la génératrice Blok.

Parlons tout d’abord de la station solaire Pivo. Elle se compose d’un poteau d’une hauteur de 4,9 m (16 pi) ou 6,1 m (20 pi) qui peut supporter une lampe d’éclairage. Au sommet se déploient jusqu’à trois panneaux solaires pouvant alimenter la lampe et une grande diversité de dispositifs électriques. La station repose sur un solide cylindre d’acier que l’on enfouit dans le sol et qui protège ainsi les batteries des intempéries et du vol. « Notre système autonome Pivo comble un besoin partout où l’accès au réseau hydroélectrique est difficile ou trop cher », souligne Melissa McGrail, directrice générale de la compagnie Lekla, qu’elle dirige avec le président Patrick Fontaine.

Par le biais des quatre batteries de 6 V, la station Pivo garantit une autonomie de quatre à cinq jours, ou jusqu’à 7 500 wattheures (Wh), ce qui en ferait la source d’électricité la moins chère pouvant fournir 400 Wh à 100 m d’une infrastructure.

Le poteau de la station Pivo comprend des sorties électriques pour des tensions de 12 V, 24 V et 120 V. « Par exemple, on peut relier à la station Pivo une pompe, une clôture électrique, ou encore un système pour éclairer la cour, une guérite ou une remise », poursuit Mme McGrail. Parmi les autres options, mentionnons notamment une antenne de relais sans fil (Wi-Fi), téléphonique ou par satellite, une caméra, un détecteur de mouvement, une sirène d’alarme, une ministation météorologique et une prise de recharge USB. « Lekla fournit avant tout une source autonome d’électricité et un service clé en main pour nos clients, mentionne la directrice générale. Nous faisons déjà affaire avec plusieurs fournisseurs québécois de dispositifs électriques, mais les clients peuvent nous envoyer le ou les appareils qu’ils choisissent : nous ferons le préassemblage et dimensionnerons la puissance requise. »

La génératrice transportable Blok, rechargée par le soleil.

La génératrice transportable Blok, rechargée par le soleil.

Installation facile et rapide

La station Pivo peut s’installer en une heure seulement, à l’aide d’une tarière d’un diamètre de 60 cm (24 po). Sans besoin de base en béton, on dépose directement dans le trou le socle d’acier abritant les batteries et soutenant le poteau. Grâce à un système de relevage hydraulique, on accède aisément aux batteries et au système de contrôle (lequel se commande aussi à distance). Sous un à trois panneaux solaires photovoltaïques d’une puissance maximale de 900 watts crêtes (Wc), on peut installer une lampe à diodes électroluminescentes (DEL) de 30 W (équivalant à 70 W pour une ampoule classique SHD).

Une génératrice vitaminée par le soleil

La génératrice Blok se transporte aisément dans le caisson de la camionnette ou la remorque du VTT. Elle se recharge au moyen d’un panneau
solaire photovoltaïque, mais aussi dans une prise électrique. L’appareil est isolé du froid (et des chocs) dans une enveloppe protectrice.

Avec un courant d’une tension de 120 V ou 240 V, cette génératrice fournit une puissance atteignant 12 kilowatts (kW) au maximum, et 4,4 kW en continu. Elle peut stocker jusqu’à 10 kilowattheures (kWh) d’énergie par unité, pour une possibilité de 40 kWh avec quatre unités en parallèle. Lors d’une panne de courant, cette puissance ne peut faire fonctionner une ferme complète (qui nécessite en moyenne une puissance de 100 à 180 kW). Cependant, la génératrice Blok assure pendant plusieurs jours l’autonomie énergétique d’un petit bâtiment comme un chalet ou un camp de chasse. On l’emploie par exemple pour l’éclairage et l’animation de soirées à l’extérieur (avec projecteur, etc.). Elle illumine ou alimente également une foule de petits travaux à l’écart de la ferme. « Ici aussi, nous offrons des dispositifs en option, selon les besoins », conclut Melissa McGrail.

Comment le soleil génère-t-il de l’électricité?

Attention, même s’ils se ressemblent, il ne faut pas confondre les panneaux ou capteurs solaires servant à produire de l’électricité (les panneaux photovoltaïques), dont nous parlons dans le présent article, et les panneaux solaires utilisés pour chauffer l’air, l’eau ou un autre liquide dans un bâtiment ou une structure (à lire dans l’article « Chauffer l’air et les liquides avec le soleil, en économisant »).

En résumé, un panneau photovoltaïque convertit l’énergie solaire en énergie électrique grâce à ses composantes, des cellules de silicium (corps gris très abondant dans la nature, notamment dans le sable). Lorsqu’elles sont exposées à la lumière du soleil, ces cellules produisent de l’électricité.

Ces cellules de silicium recouvrent la plaque réceptrice du panneau solaire, que protège une vitre dont le verre a été rendu plus transparent par l’enlèvement d’une bonne partie de ses particules de fer. Contrairement à un panneau destiné au chauffage de l’air ou d’un liquide, il n’y a pas d’espace entre cette vitre et la plaque réceptrice.

On trouve sur le marché des panneaux solaires monocristallins et, de plus en plus, des panneaux polycristallins. Sur les panneaux monocristallins, les cellules sont fabriquées de cristaux de silicium d’une même nature. Ces cellules sont alors parfaitement homogènes et elles arborent la plupart du temps une couleur d’un noir uniforme. Quant aux panneaux polycristallins, leurs cellules se composent de cristaux de silicium de taille variée. Elles n’ont donc pas une couleur aussi homogène et celle-ci se rapproche du bleu gris.