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Les détecteurs de fumée réguliers ne fonctionnent pas dans les milieux trop poussiéreux comme les installations agricoles. L’outil basé sur les capteurs de chaleur répond à ce problème. Crédit photo: Archives TCN

Les détecteurs de fumée réguliers ne fonctionnent pas dans les milieux trop poussiéreux comme les installations agricoles. L’outil basé sur les capteurs de chaleur répond à ce problème. Crédit photo: Archives TCN

Des capteurs de chaleur pour prévenir les incendies

Harvest Robotics, une organisation ontarienne spécialisée en ingénierie agricole et horticole, est à développer un outil pour prévenir les feux dans les fermes grâce à des capteurs de chaleur et à la technologie infrarouge. Le prototype, attendu pour l’été, fera un balayage (scannera) des installations pour détecter les zones de chaleur anormales, qui pourraient causer un incendie.

L’appareil en développement visera à déterminer le risque de feu avant qu’il ne se déclenche. Les capteurs enregistreront la température habituelle d’un espace puis observeront constamment les fluctuations de chaleur. Dans le cas d’un écart anormal, le propriétaire recevra une alerte (alarme, texto, courriel, etc.). L’appareil prendra en considération les espaces émettant déjà beaucoup de chaleur, une salle de moteurs par exemple, et se concentrera sur l’analyse des écarts.

Farm and Food Care Ontario, une organisation à but non lucratif partenaire dans le projet, planifie une période de tests à l’été. Si les essais avec le prototype sont fructueux, Bruce Kelly, gestionnaire de programmes de l’entreprise, souhaite qu’une compagnie reprenne les droits et produise l’appareil massivement pour la vente à large échelle, notamment au Québec. L’objectif est de rendre cette technologie accessible aux agriculteurs sans qu’elle coûte des milliers de dollars.

Poussière, eau et gaz

Kelly explique que les détecteurs de fumée réguliers ne fonctionnent pas dans les milieux trop poussiéreux comme les installations agricoles. L’outil basé sur les capteurs de chaleur répond à ce problème. Les ingénieurs s’assurent d’ailleurs de créer un appareil qui résistera à la poussière, à l’eau et au gaz, des éléments largement présents dans une ferme. Le nouveau détecteur de chaleur pourra donc être implanté dans tous les milieux où l’on retrouve ces éléments en grande quantité, les mines par exemple.

Anne-Marie Poulin, Collaboration spéciale