Le vice-président principal d’Agropur, Simon Olivier, le chef de la direction Robert Coallier, et le gagnant du défi l’an dernier, Marc Purcell, de Technologie A3P, portent un toast à l’innovation lors du lancement de l’Inno Challenge. Crédit photo : Josianne Desjardins/TCN

Le vice-président principal d’Agropur, Simon Olivier, le chef de la direction Robert Coallier, et le gagnant du défi l’an dernier, Marc Purcell, de Technologie A3P, portent un toast à l’innovation lors du lancement de l’Inno Challenge. Crédit photo : Josianne Desjardins/TCN

Agropur lance un défi aux startups

MONTRÉAL — Désireuse de répondre aux besoins des millénariaux, Agropur est à la recherche de « la crème de la crème » des jeunes entrepreneurs par le biais de la deuxième édition de l’Inno Challenge, un défi international misant sur la collaboration afin de faire émerger les nouvelles idées provenant d’entreprises en démarrage.

Si la précédente édition était destinée aux créateurs, celle-ci propose un partenariat avec les startups ayant un produit, un équipement, une technologie ou un emballage innovants pour le secteur laitier. Les gagnants vont bénéficier d’un programme d’accompagnement de trois à quatre mois d’une valeur de 25 000 $ avec mentors, en plus de recevoir 15 000 $ en argent comptant.

Le concours lancé le 26 janvier au Quartier de l’innovation (QI) de Montréal est une formule gagnante, car les jeunes gens d’affaires auront l’occasion de propulser leur projet et Agropur bénéficiera des connaissances émergentes du milieu, souligne Simon Olivier, vice-président principal de l’entreprise.

Les entrepreneurs choisis auront accès à plusieurs ressources, que ce soit pour la recherche, le développement, le plan marketing ou encore la commercialisation. « On va travailler avec eux pour avoir du succès. […] On a compris que le consommateur veut vivre une expérience, et l’on se doit de présenter plus qu’un produit », explique Robert Coallier, chef de la direction d’Agropur.

La coopérative ne cache pas ses intentions de se rapprocher des consommateurs de la génération Y, ces fameux milléniaux dont les besoins évoluent très rapidement, constate M. Coallier. « On se doit de s’adapter à eux [et non l’inverse]. On veut dès que possible mettre en œuvre des idées qui vont leur ressembler. »

Effet de levier

L’an dernier, trois projets ont été retenus parmi la soixantaine de ceux qui ont été soumis et qui provenaient de huit pays dispersés sur quatre continents. L’un des gagnants, Marc Purcell, de Technologie A3P, estime que l’entreprise a eu un effet de levier sur son projet gardé secret, puisqu’il est toujours en cours de développement.

« Le concept de l’innovation ouverte, les gens d’Agropur l’ont vraiment appliqué en nous faisant bénéficier de leurs connaissances pour faire évoluer nos idées », témoigne l’entrepreneur.

En plus de poursuivre son association avec le QI de Montréal pour présenter le défi, Agropur s’est alliée avec Rabobank, une banque mondialement reconnue dans le secteur agroalimentaire. En pleine tournée nord-américaine, l’entreprise s’arrêtera à Montréal les 15 et 16 mai prochains pour lancer sa compétition FoodBytes!

Les entrepreneurs souhaitant participer à l’Inno Challenge ont jusqu’au 11 mars pour soumettre leur candidature en remplissant le formulaire en ligne de FoodBytes! à l’adresse innoagropur.com. Les candidats présélectionnés seront contactés par Agropur en avril.