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Le métier de palefrenier est très varié. Sur la photo, Alexandra Huppé, palefrenière au Centre équestre de Chambly, avec sa jument Rose Dreams. Crédit photo : Gracieuseté d’Alexandra Huppé

Le métier de palefrenier est très varié. Sur la photo, Alexandra Huppé, palefrenière au Centre équestre de Chambly, avec sa jument Rose Dreams. Crédit photo : Gracieuseté d’Alexandra Huppé

Palefrenier : le meilleur ami du cheval

Véritable homme à tout faire, le palefrenier constitue un rouage essentiel de la bonne marche d’une écurie puisqu’il s’assure que tout y tourne rondement.

Difficile de résumer simplement le métier de palefrenier puisque cette fonction consiste à être responsable non seulement de l’entretien des chevaux, mais aussi de l’équipement équin, de l’écurie et des infrastructures extérieures (paddocks).

« Le palefrenier est la première personne qui arrive à l’écurie le matin », explique Martyne Prévost, directrice de l’école d’équitation du Centre équestre de Chambly et du Collège La Cabriole. Chaque jour, le palefrenier doit d’abord vérifier que tous les chevaux sont en bonne santé, avant de les nourrir puis de les sortir à l’extérieur, explique Alexandra Huppé, palefrenière depuis quatre ans. Durant la journée, le palefrenier doit vaquer à l’entretien des lieux. Ainsi, il nettoie les stalles, les mangeoires et les abreuvoirs, et change la litière de ses pensionnaires. L’attelage des chevaux et leur préparation pour une sortie relèvent du palefrenier. À l’occasion, ce dernier doit soigner des blessures mineures qui ne nécessitent pas les soins d’un vétérinaire. Certains doivent laver les bêtes, brosser leur crinière et curer leurs sabots. Le palefrenier peut être appelé à entretenir l’équipement tel que les selles, les harnais, les licous et les brides.

C’est également à lui que revient la responsabilité de préparer le foin et la moulée pour les repas des animaux sous ses bons soins. Dans la journée, le palefrenier doit parfois réaliser diverses réparations. « Il m’arrive de réparer la clôture électrique ou de faire de la plomberie, si un cheval a la mauvaise idée de briser son abreuvoir, raconte Alexandra. On traite aussi avec le vétérinaire et le maréchal-ferrant. On fait souvent le lien avec le propriétaire de l’animal », ajoute-t-elle. Le palefrenier est fréquemment la dernière personne à quitter les lieux, le soir, après avoir donné un bon coup de balai à l’écurie. Certaines tâches reviennent avec les saisons, telles que la réparation des enclos et la gestion du fumier.

Qualités

Un bon palefrenier doit, d’abord et avant tout, aimer les chevaux et vouloir travailler quotidiennement avec eux. Il doit faire preuve de polyvalence vu la variété de ses tâches quotidiennes. « Il faut être débrouillard et patient », note Martyne Prévost. Le palefrenier doit user de jugement et être observateur pour détecter si un cheval a la mine basse. Ce métier nécessite ainsi des connaissances pointues du comportement du cheval afin de déceler tout problème. « Il faut être ponctuel et avoir du cœur à l’ouvrage. Il faut être en forme », assure Alexandra Huppé. « C’est un boulot physique, pas un emploi de bureau », confirme Martyne Prévost. Les tâches du palefrenier ne se font pas en silo. « À l’écurie, c’est un travail d’équipe. Il faut avoir le sens de l’entraide », insiste la directrice du Collège La Cabriole. Les principaux débouchés pour un palefrenier demeurent les centres équestres. Toutefois, certains hôpitaux et des cliniques vétérinaires embauchent des aides-vétérinaires formés comme palefreniers.

Formation

Le Collège La Cabriole offre un programme d’attestation d’études collégiales de palefrenier professionnel. Cette formation s’échelonne sur 11 mois à raison de 1 200 heures de cours et d’un stage de 270 heures. Les candidats doivent détenir un diplôme d’études secondaires ou avoir une expertise avec les animaux jugée suffisante. Les diplômés peuvent aspirer à devenir palefreniers, mais aussi gérants d’écurie. De son côté, l’Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière, octroie un diplôme d’études collégiales en techniques équines. Cette formation plus complète dure trois ans et permet de devenir palefrenier, mais également instructeur ou entraîneur.

Le coffre à outils du palefrenier

Fourches
Les pelles et les fourches servent à nettoyer les stalles des chevaux, les allées de l’écurie ainsi que les manèges intérieurs et extérieurs.

Bandages et pansements
Le palefrenier doit parfois soigner de petites blessures qui ne nécessitent pas les soins d’un vétérinaire.

Selles et harnais
Le palefrenier doit être en mesure d’atteler les chevaux, que ce soit pour l’équitation, la course ou la promenade avec attelage.

Chaussures de sécurité
Étant donné la taille imposante des chevaux, le palefrenier doit toujours porter de bonnes chaussures de sécurité avec un embout protecteur, les fameux « caps d’acier ».