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Depuis 10 ans, Mathieu Demers travaille comme technicien en robotique. Il est maintenant chef installateur de robot pour Agri-Robotique. Crédit photo : Martine Giguère/TCN

Depuis 10 ans, Mathieu Demers travaille comme technicien en robotique. Il est maintenant chef installateur de robot pour Agri-Robotique. Crédit photo : Martine Giguère/TCN

Métier – Technicien en robotique

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU — En quelques années, la robotisation de la traite laitière a pris de l’ampleur au Québec. Les robots de traite se comptent par centaines, ce qui a créé une demande pour les techniciens en robotique.

L’automatisation du travail dans les fermes laitières passe par l’installation de robots de traite, robots pousseurs de fourrage, robots racleurs de lattes, etc. Tous ces équipements nécessitent entre autres un entretien annuel, des mises à jour et des réparations. C’est pourquoi on voit de plus en plus de techniciens en robotique dans les fermes laitières québécoises.

Depuis maintenant 10 ans, Mathieu Demers travaille chez Agri-Robotique à Saint-Jean-sur-Richelieu, un concessionnaire d’équipements Lely. Diplômé en technique de l’électronique, Mathieu mentionne que le métier exige de bonnes bases en électricité, électronique et mécanique. « Il faut des aptitudes de base comme la débrouillardise, la capacité à interagir avec la clientèle et les membres de l’équipe.

En ce qui concerne la formation technique et spécifique aux équipements, c’est Lely qui forme les techniciens », indique Mathieu. Chez Agri-Robotique, un nouvel employé passe quelques mois sur la route avec ses collègues afin de valider son intérêt et ses compétences pour ce type de travail. Ensuite, il doit absolument suivre une formation d’une semaine offerte par Lely à Woodstock, en Ontario, afin d’obtenir un certificat de technicien en installation de robot.

On y apprend les bases de l’installation d’un robot, notamment la circulation des vaches dans l’étable, les plans et la structure, énumère Mathieu. Cependant, avant d’être autorisé à effectuer l’entretien et les réparations et à répondre aux appels d’urgence, l’employé doit suivre une deuxième formation. Celle-ci mène à l’obtention d’une licence qui atteste que le technicien est autorisé à effectuer la programmation de paramètres du robot, notamment, et donne des codes d’autorisation pour déverrouiller les produits. « Tous les deux ans, il faut retourner chez Lely pour se qualifier de nouveau », explique Mathieu Demers.

Dans quelques semaines, Mathieu ira suivre une formation pour devenir un spécialiste de produits Lely, le niveau de formation le plus élevé pour les techniciens œuvrant chez un concessionnaire. « Cette formation va me permettre de former les autres techniciens dans l’entreprise », souligne-t-il. D’autres formations complémentaires sont offertes pour détenir l’autorisation et les codes d’accès nécessaires afin d’effectuer les réparations des produits comme les robots Juno et Discovery. Les techniciens autorisés à travailler avec le robot Vector suivent quant à eux une formation spéciale.

Généralement, le technicien en robotique travaille en solitaire. Chez Agri-Robotique, le lundi matin, les techniciens partent avec leur plan de travail – les entretiens annuels, mises à jour, en plus des différents appels pour des réparations reçus durant le week-end. Évidemment, il y a toujours un technicien de garde – l’équipe en compte cinq – pour répondre aux appels d’urgence en dehors des heures de travail.

« On reçoit un ou deux appels en dehors des heures de travail et dans 90 % des cas, tout se règle par téléphone. On se déplace la nuit pour des problèmes majeurs comme l’arrêt de la traite », précise Mathieu. L’entreprise a opté pour des semaines de quatre jours, du lundi au jeudi de 7 h 30 à 17 h 30. Le technicien sur appel d’urgence commence sa garde le vendredi pour une période de sept jours et a congé le lundi suivant la semaine de garde.

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