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« Chaque fois, il part avec notre source de revenus. On lui fait confiance et on veut que ça se passe bien, car il y a des contrôles de qualité », témoigne le producteur Simon Beaudry (à droite) en compagnie de son camionneur de confiance. Crédit photo: Josianne Desjardins/TCN

« Chaque fois, il part avec notre source de revenus. On lui fait confiance et on veut que ça se passe bien, car il y a des contrôles de qualité », témoigne le producteur Simon Beaudry (à droite) en compagnie de son camionneur de confiance. Crédit photo: Josianne Desjardins/TCN

Métier - Camionneur de lait

Guillaume Verrier a été initié à son métier dès l’âge de cinq ans, alors qu’il prenait plaisir à accompagner son père camionneur dans l’industrie laitière les week-ends. « C’était mon rêve d’avoir ma run. » Un rêve devenu réalité pour celui qui est maintenant à la tête de son entreprise.

«Je suis mon propre patron. Le matin, je monte dans mon camion et je me promène toute la journée. Quand j’arrive chez les producteurs, on jase de tout et de rien [pendant le remplissage] », décrit brièvement le jeune entrepreneur et expert-essayeur de Valcourt. S’il apprécie le sentiment de liberté que son métier lui procure, Guillaume doit aussi composer avec certaines exigences.

L’une d’entre elles est l’assiduité, car il faut savoir que le lait ne prend pas de vacances! Le camionneur est fidèle au poste sept jours sur sept, sauf une journée chaque deux semaines où son frère prend le relais pour lui donner congé.

Durant son quart de travail, qui commence dès cinq heures du matin, il fait la tournée d’une dizaine de fermes pour la plupart situées en Montérégie. Son itinéraire est déterminé par les Producteurs de lait du Québec, qui décident aussi dans quelle usine chaque camionneur doit vider sa citerne.

Le souci des détails

Lors de notre passage à la Ferme Beaudry, de Granby, le camionneur s’apprête à charger plus de 12 000 litres de lait dans sa citerne. Mais d’abord, il doit s’assurer que la température du lait du producteur se situe entre 2 et 4 °C.

Ensuite, Guillaume inspecte le contenu de la cuve de lait pour en vérifier l’apparence – s’il y a présence de sédiments, par exemple – et doit se servir de son odorat. Il a pu développer ces compétences à la suite d’une formation d’une semaine sur la collecte de lait à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe.

Avant de procéder au chargement, le camionneur prélève un échantillon de lait manuellement. 

En temps normal, il peut le faire grâce à un échantillonneur automatique, mais celui-ci est en panne lors de notre passage. « Quand il fait vraiment froid comme aujourd’hui, c’est ce qui arrive », lance-t-il sans trop s’en inquiéter. 

Une fois l’échantillon prélevé, Guillaume active l’agitateur de la cuve et connecte le tuyau de son camion à la cuve du producteur. L’opération de remplissage dure environ 30 minutes. Dès que c’est fait, le camionneur remballe son tuyau et active le système de nettoyage de la cuve avant de partir. 

Ce jour-là, Guillaume termine sa tournée à la fromagerie Agropur, de Saint-Hyacinthe. Des échantillons doivent être prélevés une fois de plus avant de vider le camion de son contenu. À cet endroit, les installations permettent de procéder au lavage de la citerne.