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Les TMS : un problème de taille pour les attrapeur de volailles

Le métier d’attrapeurs de volaille est très exigeant physiquement. Ceux qui le pratiquent sont particulièrement à risque de développer des troubles d’ordre musculosquelettique, communément appelés TMS.

Julio Lara, représentant syndical des attrapeurs de volailles de l’Équipe Sarrazin, l’une des plus importantes entreprises spécialisées dans ce domaine au Québec, indique que le défi pour faire diminuer ce problème est grand en raison de la nature même des tâches. « On commence à voir plus de rotation dans les équipes, ou des congés le vendredi. C’est de mieux en mieux encadré, mais les travailleurs restent très à risque parce qu’ils doivent faire des tâches qui exigent de se plier, de faire des mouvements rapides dans un poulailler où il manque souvent d’éclairage et avec des animaux qui bougent », rapporte-t-il.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST), par l’entremise de son porte-parole Antoine Leclerc-Loiselle, confirme que « le travail intensif, le travail répétitif et le manque de temps pour récupérer » sont les principaux facteurs pouvant mener ce type de travailleurs agricoles à développer des TMS.

Une responsabilité partagée

Il incombe autant aux éleveurs de volaille qu’aux employeurs et aux abattoirs de mettre en place les mesures pour garantir la sécurité des attrapeurs de volaille à cet égard, tel que le prévoit l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST), précise M. Leclerc-Loiselle. Les employés, de leur côté, doivent suivre les recommandations émises pour protéger leur santé et celle des autres, ajoute-t-il.
Toutefois, dans bien des situations auxquelles font face les attrapeurs de volailles, les solutions sont limitées, constate-t-on en survolant les fiches sur les TMS dans le plan de prévention 2020-2023 de la CNESST.

Une main-d’œuvre précieuse

Le recrutement des attrapeurs de volailles, malgré des salaires plus compétitifs qu’il y a quelques années, est difficile en raison de la nature ardue des tâches. Actuellement, la majorité de ceux qui sont représentés par le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) sont des travailleurs étrangers temporaires provenant principalement du Guatemala, rapporte Julio Lara, représentant syndical au TUAC. Souvent, ces travailleurs restent quelques années et vont faire autre chose ensuite, remarque-t-il.