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Contrairement à l’agriculture conventionnelle, l’agriculture régénérative travaille en redonnant à la nature plutôt que d’extraire de cette dernière en lui exigeant de se régénérer par elle-même. Photo : Shutterstock.com

Contrairement à l’agriculture conventionnelle, l’agriculture régénérative travaille en redonnant à la nature plutôt que d’extraire de cette dernière en lui exigeant de se régénérer par elle-même. Photo : Shutterstock.com

Une agriculture au service de la régénération

Connaissez-vous l’agriculture régénérative? À l’ère des changements climatiques et de l’engouement pour la séquestration du carbone, cette approche attire les agriculteurs et les consommateurs. Or, c’est un terme populaire pour un concept pas toujours clair. L’article qui suit en abordera les grandes lignes.

Bien plus qu’une pratique agricole, l’agriculture régénérative tient compte de la relation entre le sol, l’eau, les humains, la nourriture, la biodiversité, la santé publique, la culture et l’écosystème dans lequel s’imbrique la ferme. Cette approche vise à réparer les dommages faits au sol pour le laisser en meilleure condition dans le but d’améliorer la santé et la vitalité des systèmes vivants.

Voici cinq principes qui guident cette agriculture.

Entretenir la relation à l’écosystème

La relation entre l’animal et la terre demeure indissociable. Au champ, l’animal augmente la rétention de l’eau dans le sol et aide le cycle des nutriments en augmentant la matière organique par le dépôt de déjections directement au sol, et ce, sans compaction. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, l’agriculture régénérative travaille en redonnant à la nature plutôt que ­d’extraire de cette dernière en lui exigeant de se régénérer par elle-même.

Comprendre l’environnement et le contexte social autour de la ferme

L’approche régénérative sous-tend que l’agriculteur comprend les impacts que ses actions auront sur l’environnement et la communauté et l’amène à se poser des questions comme « Quel est l’écosystème plus large que celui de la ferme? », « Qui sont les gens que la ferme nourrira? », « Quels sont les besoins de ces gens en termes de nourriture? » et « L’eau est-elle disponible et saine? ». Les réponses à ces questions influenceront les décisions prises à la ferme, comme le choix des cultures.

Favoriser la santé des sols

Les pratiques adoptées pour réduire la perturbation du sol et favoriser le foisonnement des microorganismes (champignons et bactéries) bénéfiques passent par la réduction du travail de sol et l’implantation d’une rotation ­diversifiée et de couvertures végétales permanentes.

Réduire la dépendance aux intrants

Les pesticides restent un outil de régénération pour l’agriculteur, mais constituent un recours de dernière nécessité. La prévention diminue la dépendance aux intrants tout en réduisant l’impact sur le portefeuille de l’agriculteur.

Entretenir la relation avec la communauté et réinventer l’économie

L’agriculture régénérative vise à prendre soin de l’agriculteur, des consommateurs, de l’histoire de la ferme, des employés, etc. Elle met l’agriculteur au centre du projet, soit son épanouissement, sa santé, sa fierté de voir sa terre se régénérer et prospérer, la santé financière de sa ferme, etc. Souvent, la motivation d’origine à adopter ces pratiques part du désir de produire des aliments sains pour la famille, puis elle s’étend à l’échelle de la communauté.

Vous constaterez que l’agriculture régénérative s’attarde à des concepts qui dépassent la technique. Inclusive, la vision de cette agriculture prend en compte son milieu tant physique que social. L’agriculture régénérative inclut le milieu dans lequel la ferme évolue, mais aussi sa communauté.


Cet article a été publié dans le cahier VIA Pôle d’expertise en services-conseils agricoles.