fbpx
Dans un véhicule côte à côte, les enfants passagers doivent être assez grands pour bien se tenir aux poignées et leurs pieds doivent toucher au sol. Photos : Gracieuseté de la FQCQ

Dans un véhicule côte à côte, les enfants passagers doivent être assez grands pour bien se tenir aux poignées et leurs pieds doivent toucher au sol. Photos : Gracieuseté de la FQCQ

VTT - La sécurité avant tout

Chaque année, le Québec compte en moyenne 24 décès et 500 blessés graves liés à l’utilisation de véhicules hors route. Selon le président de la Fédération québécoise des Clubs Quads (FQCQ), Réjean Blouin, la majorité de ces accidents se produisent en dehors des sentiers et sont causés par des utilisateurs qui ne respectent pas les consignes de sécurité. Tour d’horizon des règles de base pour une pratique du quad sans soucis, sur les sentiers comme à la ferme.

Passionné de quads, Réjean Blouin est président du conseil d’administration de la FQCQ depuis six ans.

Passionné de quads, Réjean Blouin est président du conseil d’administration de la FQCQ depuis six ans.

Pour circuler à bord d’un quatre-roues ou d’un véhicule côte à côte, les utilisateurs doivent respecter la Loi sur les véhicules hors route, qui compte 150 articles. Cette loi concerne les autoquads comme les véhicules côte à côte, de même que les motoquads comme les véhicules tout-terrain (VTT).

Les enfants au volant, c’est non

Même sur un terrain privé, en dehors des sentiers fédérés, les enfants de moins de 16 ans ne devraient jamais conduire un VTT. Et on parle de 18 ans pour un véhicule côte à côte. « En plus, les conducteurs mineurs doivent posséder un certificat de formation », précise Réjean Blouin.

Un permis pour circuler sur les chemins publics

Si un conducteur doit traverser un chemin public, il doit se conformer à certaines dispositions du Code de la sécurité routière. Ça prend également un permis de conduire de n’importe quelle classe. À noter que le permis de tracteur de ferme est considéré comme valide.

Prêt à toute éventualité

Pour circuler à bord d’un quad, le conducteur devrait être titulaire d’une assurance de responsabilité civile d’au moins 1 M$. Ce ­montant garantit l’indemnisation en cas de dommage corporel ou matériel.

Se protéger

Le conducteur et son passager doivent obligatoirement porter un casque protecteur conforme, des lunettes de protection ou une visière, et des chaussures.

Le président de la FQCQ recommande aussi fortement de porter des pantalons et un chandail à manches longues, des bottes qui couvrent les chevilles et des gants. « Et le casque, il faut l’attacher! » lance-t-il, sachant que plusieurs blessures graves pourraient ainsi être évitées.

Un véhicule bien équipé

Les VTT doivent être munis d’un phare blanc à l’avant et de feux de position et de freinage à l’arrière. Le rétroviseur doit être solidement fixé, à gauche. Il faut également des systèmes d’échappement et de freinage, de même qu’un indicateur de vitesse.

Les autoquads doivent obligatoirement avoir un cadre de protection en cas de renversement, des portières ou des filets, un rétroviseur intérieur, une poignée de maintien, une ceinture de sécurité et un appuie-tête pour chaque passager, ainsi que des pneus et un moteur conformes.

« Il faut aussi bien choisir son véhicule. Si un producteur possède un côte à côte plus large pour le travail, il ne pourra pas nécessairement l’utiliser dans les sentiers », explique Réjean Blouin.

À ce sujet, rappelons que depuis le début de 2021, la largeur maximale d’un véhicule autorisé dans les sentiers est de 66 pouces.