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À l’heure actuelle, le modèle grande capacité de la trieuse, d’une largeur de 2,8 m, pourrait traiter 100 tonnes d’intrants à l’heure et se détaillerait à 150 000 euros (environ 225 000 $ CA). Photos : Gracieuseté de Dubrulle-Downs

À l’heure actuelle, le modèle grande capacité de la trieuse, d’une largeur de 2,8 m, pourrait traiter 100 tonnes d’intrants à l’heure et se détaillerait à 150 000 euros (environ 225 000 $ CA). Photos : Gracieuseté de Dubrulle-Downs

Une trieuse optique intelligente

Une industrie toujours plus exigeante et des critères de qualité qui varient en fonction des besoins et de la tolérance des clients poussent les producteurs de pommes de terre à faire preuve de rigueur, mais aussi de flexibilité quand vient le temps de trier les récoltes. Bien que ce tri soit encore souvent effectué en partie à la main, de plus en plus de cultivateurs se tournent vers les solutions mécanisées pour accomplir cette étape déterminante dans le succès financier d’une saison.

La compagnie française Dubrulle-Downs vient d’ailleurs de lancer une trieuse optique, la ­CropVision, qui permettrait, selon elle, de réaliser un triage qualitatif sur des pommes de terre non lavées grâce à la combinaison de multiples caméras jumelées à une technologie d’intelligence ­artificielle brevetée.

« Les coûts d’entreposage, les revenus provenant de la valorisation des rejets et la satisfaction des clients sont directement reliés à la qualité du triage effectué au moment de la récolte », indique ­Guillaume Planchon, directeur commercial de Dubrulle-Downs. « En plus de diminuer les coûts reliés à la main-d’œuvre, notre nouvelle trieuse optique offre une précision et une rapidité d’évaluation ­supérieures qui permettent d’obtenir un tri efficace et un portrait global de l’inventaire ­produit », ajoute-t-il.

L’intelligence artificielle permet un triage qualitatif plus flexible.

L’intelligence artificielle permet un triage qualitatif plus flexible.

Intelligence artificielle

Selon Guillaume Planchon, la vision à 360 degrés de la CropVision rend possible une analyse complète de tout ce qui a été introduit dans la trémie. Roches, mottes de terre, végétation et autres indésirables sont écartées des pommes de terre qui, elles, sont simultanément triés selon les critères de qualité préalablement établis en fonction de niveaux de tolérance variables. La machine détecte automatiquement les pommes de terre vertes, coupées, présentant des défauts de surface (comme des maladies), et les sépare des bons tubercules. Ces derniers peuvent même être catégorisés selon les attentes et besoins du marché. « La flexibilité permise par l’intelligence artificielle est un gros avantage, souligne M. Planchon. On peut être plus ou moins sévère dans l’ajustement des critères de rejets ou de produits de “deuxième catégorie”, ce qui fait que tout ce qui entre de la trieuse rend son plein potentiel. »

Selon son fabricant, la CropVision permettrait de réaliser un triage qualitatif sur des pommes de terre non lavées grâce à la combinaison de multiples caméras jumelées à une technologie d’intelligence artificielle brevetée.

Selon son fabricant, la CropVision permettrait de réaliser un triage qualitatif sur des pommes de terre non lavées grâce à la combinaison de multiples caméras jumelées à une technologie d’intelligence artificielle brevetée.

Perspectives d’avenir

Selon Guillaume Planchon, la disponibilité européenne de la CropVision à l’extérieur de la France et de la ­Belgique serait envisageable pour la fin de cette année ou au début de 2022. Lancée en janvier dernier, cette innovation attirerait déjà l’attention de beaucoup de cultivateurs internationaux. Un carnet de commandes bien rempli et des ­installations fonctionnant à plein ­rendement limiteraient actuellement l’offre. À l’heure actuelle, le modèle grande capacité de la trieuse, d’une largeur de 2,8 m, ­pourrait traiter 100 tonnes d’intrants à l’heure et se détaillerait à 150 000 euros (environ 225 000 $ CA). M. Planchon n’est pas en mesure d’estimer à quel moment le produit sera offert au Québec, mais il indique que la compagnie est déjà ­présente sur le territoire nord-­américain.

Olivier Grégoire, collaboration spéciale