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Avec deux stalles installées côte à côte, le MR-D2 peut traire deux vaches à la fois. Photo : Gracieuseté de BouMatic

Avec deux stalles installées côte à côte, le MR-D2 peut traire deux vaches à la fois. Photo : Gracieuseté de BouMatic

Tour d’horizon des robots de traite

Le choix du modèle de robot de traite n’est pas toujours évident. Cet investissement d’environ 300 000 $ nécessite une bonne réflexion. L’UtiliTerre propose un tour d’horizon des différentes options.

BouMatic et la traite par l’arrière

BouMatic Robotics offre deux versions de son robot de traite MR : la version MR-S2, composée d’une seule stalle, et le MR-D2, équipé de deux stalles côte à côte. Les deux modèles, conçus pour être compacts, utilisent un seul bras de traite.

« La grosse différence, avec nos robots, c’est le système de traite par l’arrière », mentionne le directeur pour l’Est du Canada chez BouMatic, Mario Gladu. Toutes les opérations de traite se font en effet entre les deux pattes arrière de la vache.

« L’avantage, c’est que la vache ne voit pas le bras du robot. Elle est plus calme et la traite se fait rapidement. Ça évite aussi que l’animal donne des coups de pied sur les composants de la machine », explique M. Gladu.

Le MR-S2 est conçu pour accueillir environ 55 vaches par robot. Le MR-D2 peut quant à lui traire un troupeau d’environ 90 à 100 vaches.

Un robot intelligent chez DeLaval

Le premier robot VMS (pour Volontary milking system) V300 du Canada a été installé en 2018 à la Ferme Carmel.

Depuis, DeLaval a sorti une nouvelle option, le Herd Navigator 100, qui permet de tester la progestérone dans le lait. « Tu sais 36 heures à l’avance à quel moment tu pourras inséminer la vache et quelles sont les chances de succès », assure le spécialiste en robotique pour le Canada chez DeLaval, Emmanuel Boisvert.

La technologie permet également de détecter les kystes folliculaires et lutéaux, de faire des confirmations de gestation et de détecter les vaches qui n’ont pas de cycles menstruels.

Selon M. Boisvert, ce qui plait le plus aux producteurs est le système de préparation des trayons du robot V300. « C’est un gobelet laveur qui suit les recommandations vétérinaires, explique Emmanuel Boisvert. On lave les trayons, on tire les premiers jets, on attend entre 60 et 90 secondes et on commence la traite. »

Le VMS V300 vient également avec un outil de gestion précis.

Il faut prévoir entre 250 000 $ et 300 000 $ pour l’achat d’un robot de traite De Laval, selon les options choisies.

Il faut prévoir entre 250 000 $ et 300 000 $ pour l’achat d’un robot de traite De Laval, selon les options choisies.

GEA mise sur la productivité

Le DairyRobot R9500 (anciennement appelé le Monobox) de l’entreprise allemande GEA a été conçu dans une optique d’efficacité. Le procédé In-Liner Everything fait en sorte que toutes les opérations liées à la traite se font en une seule étape.

« Désinfection, stimulation des trayons, assèchement, extraction des premiers jets, traite, post-trempage… Tout se fait dans le même gobelet sans utiliser de système secondaire pour la désinfection des trayons, illustre le spécialiste robotique chez GEA, Jérôme Voyer. ­L’avantage, c’est que le producteur est certain que tout le travail est fait, rapidement. »

Le spécialiste explique que la conception par modules facilite également la maintenance du robot. « Le cœur de la machine, c’est le module de traite. C’est comme un tiroir qu’on peut retirer et qu’on remplace par un module temporaire, le temps de faire les réparations nécessaires. Le robot reste donc toujours en fonction, même quand on a un bris ou un entretien à faire. »

Le DairyRobot R9500 coûte environ 250 000 $ l’unité.

Le DairyRobot R9500 coûte environ 250 000 $ l’unité.

Lely A5 : une traite sans stress

Lely offre actuellement le robot de traite Lely A5, lancé il y a deux ans. Avec ce robot, les vaches entrent et sortent en ligne droite, ce que l’entreprise appelle le concept I-flow. « C’est plus facile pour les vaches d’entrer au robot quand vient le temps de se faire traire, explique le directeur des ventes pour le Québec chez Lely, Guillaume Peeters. Ce système d’entrée et de sortie est plus naturel pour la vache. »

La construction ouverte du box permet à la vache d’avoir un contact visuel avec le reste du troupeau pendant la traite, ce qui diminuerait son stress, selon l’expert.

« Nos robots sont aussi équipés d’un bon outil de gestion qui donne des informations sur la reproduction, la qualité du lait, la santé des vaches, etc. Ça aide autant les grands producteurs que les plus petits à prendre de meilleures décisions », conclut-il.

Plus de 1000 robots Lely sont actuellement installés sur les fermes du Québec.

Plus de 1000 robots Lely sont actuellement installés sur les fermes du Québec.