Crédit photo : Bernard Gauthier

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Quatre éléments à considérer avant l’achat

Très souvent, le prix est le facteur déterminant dans tout achat. Mais est-ce une bonne chose? Des professionnels en équipement forestier vous répondront que non, surtout si vous visez une utilisation à long terme du produit. La productivité, l’efficacité de l’appareil, la durabilité et le rapport qualité-prix sont aussi des facteurs déterminants dans la prise de décision. Voici quelques points à analyser avant d’acheter.

Productivité

René Gagnon estime que les tracteurs de 160 forces et plus sont de très bonne qualité et généralement de fabrication allemande.

René Gagnon estime que les tracteurs de 160 forces et plus sont de très bonne qualité et généralement de fabrication allemande.

Que ce soit pour utiliser un treuil ou une chargeuse à bois, Steve Guillemette, copropriétaire de Métavic, soutient qu’il faut tenir compte de la capacité du tracteur, mais aussi du type d’essence de bois, de sa grosseur et de sa longueur. « Ce sont toujours les questions à poser pour déterminer comment l’utilisateur a l’intention de jardiner son bois. Nous serons ensuite en mesure de l’orienter sur ce qu’il lui faut, c’est-à-dire le modèle de treuil ou de chargeuse. »

Chez Deutz Fahr Canada, René Gagnon, responsable de la distribution, indique qu’il faut y aller selon les goûts et les besoins du client. « D’un client à l’autre, la demande va être différente. Tout dépend aussi du budget. Il est possible de bâtir le tracteur selon les demandes du client et les options qu’il recherche. »

Durabilité et efficacité

Au Québec, l’acheteur peut facilement être embarrassé devant les nombreux types d’équipements forestiers. Comment évaluer la durabilité et l’efficacité des différents modèles? « Il faut vérifier la soudure, la conception, la finition; ça en dit beaucoup sur la machine, explique Steve Guillemette. D’où viennent les produits primaires? De la Chine ou du Canada? L’acheteur doit aussi tenir compte de la façon dont c’est construit, considérer la solidité de la machine et évaluer si les opérations se font en douceur. » 

Que ce soit pour utiliser un treuil ou une chargeuse à bois, Steve Guillemette, copropriétaire de Métavic, soutient qu’il faut tenir compte de la capacité du tracteur, mais aussi du type d’essence de bois, de sa grosseur et de sa longueur.

Que ce soit pour utiliser un treuil ou une chargeuse à bois, Steve Guillemette, copropriétaire de Métavic, soutient qu’il faut tenir compte de la capacité du tracteur, mais aussi du type d’essence de bois, de sa grosseur et de sa longueur.

À son avis, essayer la machine reste la meilleure façon de vérifier ce dernier aspect. Pour ce qui est de la structure, l’acheteur doit s’assurer de la provenance des composantes. Les cylindres hydrauliques sont-ils du Québec ou ont-ils été importés? Les valves viennent-elles d’Italie ou de Chine? « Ce qui vient de Chine est plus bas de gamme », précise le copropriétaire de Métavic.

Steve Guillemette dit qu’il y a beaucoup de fabricants d’équipements forestiers au Québec, mais que la qualité des machines et de leurs composantes est très variable. « À l’œil, il est très difficile de voir. Les clients doivent s’informer et essayer la machine avant d’acheter. »

De son côté, René Gagnon estime que les tracteurs de 160 forces et plus sont de très bonne qualité et généralement de fabrication allemande. « Les autres tracteurs sont fabriqués en Italie et ont une très bonne réputation. Deutz Fahr a investi 27 millions d’euros pour améliorer son système de peinture et sa chaîne de production. »

Rapport qualité-prix

Le secret est dans l’évaluation des besoins. Sont-ils à court ou à long terme? L’acheteur a-t-il l’intention de conserver son appareil ou de le revendre à court terme? À long terme, il faut miser sur la qualité. Pour ce qui est des tracteurs, la Chine, le Mexique et la Turquie sont des pays à éviter pour l’acheteur qui recherche une performance assurée. En revanche, les pays occidentaux possèdent une meilleure réputation.

Bernard Gauthier, collaboration spéciale