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Presse-emballeuse Göweil : portrait d’un chantier

Un tracteur de 100 HP suffit pour actionner la presse-emballeuse. En arrivant sur un chantier, la machine est installée au champ. L’équipement est statique. « On ne roule pas avec la machine au champ, c’est le matériau qui vient à elle », précise Nicolas Laliberté. La presse-emballeuse roule sur des pneus de camion et elle dispose de frein à air. Lorsqu’un camion la transporte sur la route, sa vitesse maximale peut atteindre 80 km/h.

Le déploiement de la machine de 14 000 tonnes s’effectue en quelques minutes. Aux quatre coins, des pieds s’appuient au sol pour la stabiliser. À l’arrière, deux grands convoyeurs se déplient. L’ensilage, ou autre matériau, est déchargé dans le premier convoyeur de 3,5 m de large appelé alimenteur. « Nous avons ajouté un petit convoyeur à courroie de dix pieds de long dans cet alimenteur pour faciliter le déchargement, car en Europe la plupart des agriculteurs possèdent des boîtes basculantes, contrairement au Québec où l’on retrouve beaucoup de boîtes à déchargement frontal ou latéral », décrit Nicolas Laliberté. L’ensilage tombe ensuite dans le deuxième convoyeur : l’élévateur. Celui-ci alimente par le haut la chambre de compression fixe et entièrement fermée. Dans la chambre, ce sont des tapis qui compressent le matériau, au lieu de courroies, ce qui rend possible le pressage de matériaux fins. À ce moment, un filet ou un cellophane, selon le matériau pressé, lie la balle. Un chariot vient chercher la balle et l’amène ensuite à l’emballeur. Sur les côtés de la presse, une réserve loge environ 20 rouleaux de plastique d’enrobage permettant une autonomie de 500 balles. Une courroie de retour ou recycleur ramène à l’élévateur toute la matière tombée de la chambre de compression, minimisant ainsi les pertes.

En théorie, on mentionne pouvoir presser et emballer de 50 à 60 balles à l’heure soit 1 min 5 s par balle. En réalité, il vaut mieux viser un nombre légèrement inférieur, car il faut tenir compte du temps d’installation du chantier et d’un approvisionnement constant. À 35 % de matière sèche, chaque balle pèse 1000 kg. Selon Nicolas Laliberté, le pourcentage de perte à la reprise est moindre qu’avec un silo tube.