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Pense-bêtes pour améliorer le confort des vaches

Nettoyeurs d’étables

Un nettoyeur d’étable est un équipement standard qui fait partie du quotidien des producteurs laitiers. Mais ce qui fait une différence, c’est le service que les entreprises peuvent fournir à ces derniers.

Et c’est sur ce point que Valmétal se démarque, estime Pascal Germain, représentant du manufacturier. « Tous nos produits sont conçus, testés et fabriqués à 100 % au Québec. » Ainsi, le coût des pièces de remplacement est moins élevé et le service est extrêmement rapide, assure le représentant. En majorité, les clients choisissent un nettoyeur automatisé, d’une valeur de 10 000 à 15 000 $, qui passera en moyenne deux fois par jour en stabulation entravée. Dans ces conditions, la chaîne a une durée de vie d’environ 15 ans. En stabulation libre, le coût monte de 20 000 $ à 30 000 $, car les passages sont plus fréquents, de 12 à 16 fois par jour.

Design des stalles

Selon Steve Adams, de Valacta, les problèmes de boiterie, qui touchent autant les productions en stabulation libre que celles qui sont entravées, sont l’élément principal à améliorer pour le confort des vaches. « Plus les bêtes sont debout longtemps, plus les problèmes sont importants », dit-il. La largeur des stalles, qui doit être d’au moins deux fois celle des hanches (environ 54 po), semble jouer un rôle significatif sur le temps de repos. Les divisions en plastique pourraient aussi réduire le risque de blessures et ainsi augmenter la période durant laquelle les bêtes sont couchées. Une équipe de recherche de l’Université McGill se penche également sur le design des stalles en développant de nouveaux modèles pour la stabulation entravée. « Moins le mouvement est fluide et moins la vache se repose », note M. Adams.

Courant parasite à éliminer

Si l’humain ne ressent pas le courant parasite de 5 volts et moins, la vache y est beaucoup plus sensible. Alors qu’on en établissait le seuil à 0,5 volt dans les années 1980, on considère désormais qu’il doit être à 0,1 volt, explique Pierre Dion, propriétaire de Gérard Dion & Fils, spécialiste des bâtiments agricoles.

Comment détecter le problème? « On observe souvent des taux de leucocytes très élevés, des mammites et l’impossibilité d’entrer en gestation. Les bêtes sont toujours stressées, car elles reçoivent un choc chaque fois qu’elles vont boire de l’eau ou se faire traire », souligne Pierre Dion, qui ajoute que de tels problèmes surviennent autant dans les anciens que dans les nouveaux bâtiments.

Ainsi, le rendement chute, ce qui cause parfois des faillites, car plusieurs producteurs ne se penchent sur la question du courant parasite qu’en dernier lieu, après avoir vérifié le système de traite, l’alimentation et tout le reste.

« Certains vendeurs proposent des systèmes de plus de 25 000 $, mais c’est comme mettre un pansement sur le problème. » Toutes les sources électriques peuvent générer un courant parasite, en commençant par l’entrée d’Hydro-Québec, mais il faut avoir la patience d’aller jusqu’au bout de l’investigation pour régler le problème à la source, estime M. Dion.

La solution à long terme consiste à investir dans la prévention en faisant l’achat d’un testeur de tension parasite pour à peine 5 000 $. Avec celui-ci, vous saurez en tout temps à quoi vous en tenir, peu importe le nouvel équipement que vous mettrez en place dans l’étable.

Un peu d’exercice?

La notion d’exercice prend de plus en plus d’importance dans la gestion d’un troupeau en santé et productif, estime Steve Adams. « Même les vaches en stabulation libre bénéficient des bienfaits de l’accès à un parc extérieur », dit-il. C’est une réalité qui remet en question tout l’aménagement des bâtiments laitiers, surtout pour ceux qui gardent toujours leurs bêtes à l’intérieur.