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Allié du travail à la ferme, les VTT peuvent être utilisés pour accomplir de nombreuses tâches, que ce soit le transport de matériaux ou simplement pour voyager d'un lieu à l'autre.

Allié du travail à la ferme, les VTT peuvent être utilisés pour accomplir de nombreuses tâches, que ce soit le transport de matériaux ou simplement pour voyager d'un lieu à l'autre.

Jamais sans mon quad

Quatre mille. C’est le nombre d’heures de travail accomplies par le véhicule tout-terrain (VTT) Suzuki Vinson de Jean-Pierre Audesse. Son fidèle compagnon l’a suivi sur sa ferme porcine pendant 18 ans, avant de prendre sa retraite et de laisser sa place à un nouveau venu : un côte à côte Pioneer 500 de Honda. Aujourd’hui, le producteur de Sainte-Marguerite ne se passerait plus de son quad.

Jean-Pierre Audesse est copropriétaire de la Ferme porcine Audesse inc., qui met en marché environ 11 000 porcs par année chez Olymel. Photo : Patricia Blackburn / TCN

Jean-Pierre Audesse est copropriétaire de la Ferme porcine Audesse inc., qui met en marché environ 11 000 porcs par année chez Olymel. Photo : Patricia Blackburn / TCN

« Mon quatre-roues Suzuki n’a jamais fait de trail, dit-il fièrement. Ses 4 000 heures d’utilisation, c’est du vrai ­travail dans le bois et sur la ferme. » 

Jean-Pierre Audesse est copropriétaire de la Ferme porcine Audesse inc., qui met en marché environ 11 000 porcs par année chez Olymel. Le producteur cultive 120 acres, principalement en blé, soya et foin. Il fabrique également sa propre moulée. Récemment, il a décidé de faire équipe avec deux autres actionnaires pour construire une maternité de 1 200 truies dans le coin de Trois-Rivières.

« J’utilise surtout mon quad pour me promener entre mes deux sites à Sainte-Marguerite, qui sont à peu près à un kilomètre l’un de l’autre », mentionne-t-il. Jusqu’à tout récemment, son VTT lui servait aussi à ramasser des roches dans ses champs et lorsqu’il allait bûcher du bois de chauffage sur sa terre de 60 acres. « J’ai tout rénové mes bâtiments, alors mon quatre-roues m’a beaucoup servi pour transporter des matériaux et sortir, par exemple, des lattes de béton », illustre le producteur.

Pour accomplir ces tâches, il avait équipé son VTT d’une chargeuse à bois Woody 90-HD, d’une remorque dompeuse et d’une autre petite remorque pour le transport.

« À la fin, mon Suzuki avait 60 000 km au compteur. Le monsieur qui faisait l’entretien n’avait pas vu ça souvent! » lance le producteur en riant. 

Changer en mieux

Malgré toutes ces années de loyaux services, Jean-Pierre Audesse a décidé de se départir de son VTT pour faire place à la relève. « Je n’achète pas mes équipements pour les changer aux deux ans. Je les entretiens et les garde longtemps, mais là, j’étais dû pour un upgrade! » 

C’est donc en 2020 qu’il a fait l’acquisition de son côte à côte Honda. « J’ai hésité longtemps. J’ai failli me racheter un quatre-roues, parce que c’est plus léger et plus facile à manœuvrer dans le bois », explique le producteur.

Après mûre réflexion, il a finalement décidé de se tourner vers un petit autoquad. Ce qui a pesé dans la balance? La sécurité. « Avec la cabine, les vitres, les ceintures et les portes sur le côté, je me sens beaucoup plus à l’aise, surtout quand je circule sur la route ou que je fais une balade avec les enfants sur la terre familiale », soutient-il.

Le Honda Pioneer 500 offre un compromis entre le VTT et le côte à côte. C’est qu’il mesure à peine 50 pouces de large. Il a été conçu pour aller là où d’autres véhicules ne peuvent pas se rendre.

Jean-Pierre Audesse cherchait un côte à côte usagé qui n’avait pas beaucoup d’usure.

Jean-Pierre Audesse cherchait un côte à côte usagé qui n’avait pas beaucoup d’usure.

Côté sécurité, il est équipé, de base, de deux portières rigides avec filets latéraux enroulables, de ceintures de sécurité en trois points comme celles d’une voiture et de poignées intégrées. « La structure de protection des occupants est fabriquée avec des tubes robustes », peut-on lire sur le site de Honda.

« J’aime aussi le fait que le côte à côte vienne avec une boîte à l’arrière. Ça me permet de transporter facilement du matériel d’un site à l’autre, indique Jean-Pierre Audesse. Et la cabine, c’est plus pratique l’été, quand il pleut! »

Le producteur a choisi un modèle usagé tout équipé. « Il venait avec les vitres avant et arrière, des lumières DEL sur le toit, un coffre à outils fixé au-dessus de la cabine et un treuil », spécifie-t-il.

Il souhaite que son nouveau compagnon de travail soit aussi fidèle que l’ancien.

Les véhicules usagés de plus en plus populaires

Jean-Pierre Audesse a opté pour un véhicule côte à côte usagé. Avec 500 km seulement et un an d’usure, il était « pratiquement neuf », selon les dires du producteur.

Avec la pandémie, les détaillants peinent à avoir des véhicules neufs en stock. De plus en plus de clients se tournent donc vers des modèles usagés. « Il faut faire attention, cependant, parce que ça fait gonfler les prix », prévient le vice-président du Spécialiste du VTT, Benjamin Cloutier.

Par chance, M. Audesse a acheté son quad quelques semaines avant la pandémie. Il a pu prendre son temps. Il a magasiné en ligne, regardé les commentaires et il est allé en essayer deux modèles. Finalement, son choix s’est arrêté sur un Pioneer 500 de Honda à 10 000 $.

« Les modèles japonais sont populaires dans l’usagé, explique Benjamin Cloutier. Ce sont des machines simples, sans trop de gadgets, mais qui sont surtout très, très fiables. »