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L’actuel président de l’AMMAQ, Jonathan Garant, s’inspire de sa longue expérience de concessionnaire automobile pour dynamiser le regroupement qui compte plus de 175 membres au Québec. Photo : Gracieuseté

L’actuel président de l’AMMAQ, Jonathan Garant, s’inspire de sa longue expérience de concessionnaire automobile pour dynamiser le regroupement qui compte plus de 175 membres au Québec. Photo : Gracieuseté

« Il est temps de mettre nos forces en évidence »

Après avoir œuvré principalement en coulisses, l’Association des marchands de machines aratoires du Québec (AMMAQ) doit être plus présente auprès des producteurs agricoles pour devenir un gage de professionnalisme, estime son nouveau président, Jonathan Garant. Entrevue avec un homme qui voit grand pour son regroupement.

Jonathan Garant garde un souvenir précis de son premier congrès de l’AMMAQ, alors qu’il venait tout juste de devenir concessionnaire Kubota à Chicoutimi en 2014. « L’événement ressemblait surtout à un lieu où faire du réseautage, mais au niveau corporatif, il manquait plusieurs outils. J’avais l’impression que les membres ne réalisaient pas le poids qu’ils avaient. Pourtant, le potentiel était énorme. »

Il faut dire qu’avant de vendre des équipements agricoles, l’homme d’affaires a été concessionnaire automobile pendant 18 ans, un univers où, à son avis, il est impensable de ne pas faire partie de la Corporation des concessionnaires automobiles du Québec tellement les avantages offerts aux membres sont nombreux. « À l’AMMAQ, on est plus de 175 membres, on brasse des centaines de millions de chiffre d’affaires et on a un gros pouvoir d’achat. Ce serait intéressant de se servir de cette force-là pour faire bouger les choses! »

Autre constat, l’AMMAQ souffre d’un déficit de notoriété et de visibilité dans le monde agricole. « Autour de moi, j’ai vite compris que personne ne connaissait l’Association, pas même mes employés! Notre logo était absent. Remarquez que si vous allez chez votre coiffeuse, elle a placé le logo de son association professionnelle sur la porte de son commerce. Si les salons de coiffure sont capables de s’afficher fièrement membres de leur regroupement, on le peut nous aussi! »

Impliqué dans le conseil d’administration depuis 2017, Jonathan Garant a contribué à insuffler une énergie nouvelle à l’AMMAQ avec la précieuse collaboration des autres membres de la direction et du personnel. L’Association s’est dotée d’une nouvelle identité visuelle, d’un nouveau logo et d’un site Internet. Grâce à son pouvoir d’achat, l’Association a pu négocier en 2018 une assurance collective pour le personnel de ses membres. Elle a également obtenu de la Banque Nationale un taux préférentiel pour le financement d’équipements agricoles.

Faire rayonner l’Association

Élu président de l’AMMAQ en novembre 2019 pour un mandat de deux ans, Jonathan Garant s’est donné comme mission de faire rayonner l’Association. « J’aimerais que d’ici la fin de mon mandat, la population et les producteurs agricoles en particulier sachent ce qu’est l’AMMAQ et connaissent les avantages de brasser des affaires avec ses membres. »

Pour devenir membre de l’AMMAQ, chaque marchand doit être un distributeur reconnu d’un manufacturier et par le fait même, a l’obligation de respecter des standards très élevés en termes de stock de pièces, d’équipements spécialisés et de formation des mécaniciens, rappelle son président. De plus, tous les membres offrent un service d’unité mobile pour effectuer des réparations chez leurs clients. « Nous avons toujours été une association de professionnels. Il est temps de mettre nos forces en évidence. On travaille selon des standards très stricts; ça doit être reconnu et mis en valeur. On n’est pas des peddleurs de tracteurs! »

Pour atteindre cet objectif de faire connaître l’AMMAQ, Jonathan Garant s’appuie sur les membres et leur personnel. « Concrètement, ça signifie que chaque membre explique ce qu’est l’Association à ses employés pour qu’ils en parlent aux clients. On doit aussi être plus visibles avec notre logo, que ce soit chez les concessionnaires, sur les unités mobiles ou dans les événements comme le Salon de l’agriculture. On doit devenir un gage de professionnalisme, de qualité et de fiabilité dans l’esprit du public. »

D’autres projets à venir

Le rayonnement de l’AMMAQ n’est pas l’unique dossier sur lequel Jonathan Garant souhaite travailler. Un comité sur la revente de véhicules usagés a été mis en place dans le but d’instaurer un programme de véhicules certifiés, comme cela existe chez les concessionnaires automobiles. Le client qui achète un tracteur usagé chez un membre aura la garantie que l’équipement a été inspecté point par point et que les réparations nécessaires ont été faites.

Enfin, l’Association souhaite doter ses membres de nouveaux outils juridiques et faciliter la formation et l’intégration de la main-d’œuvre étrangère. Bref, le mandat du nouveau président ne s’annonce pas de tout repos.

« Après tout le chemin parcouru, je crois qu’il est temps de passer en seconde vitesse », conclut Jonathan Garant.

David Riendeau, collaboration spéciale


Ce texte est paru dans le cahier spécial soulignant les 70 ans de l’AMMAQ, publié le 11 mars 2020.