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Sébastien Cloutier rappelle que l’utilisateur d’un tracteur en location obtient une garantie complète pendant toute la durée du contrat, sans compter la valeur résiduelle au terme de l’entente. Crédit photos : Bernard Gauthier

Sébastien Cloutier rappelle que l’utilisateur d’un tracteur en location obtient une garantie complète pendant toute la durée du contrat, sans compter la valeur résiduelle au terme de l’entente. Crédit photos : Bernard Gauthier

Équipements forestiers : Louer ou acheter?

La location et l’achat d’équipement forestier comportent des avantages et des inconvénients. Tout se résume à une seule question : quels sont les besoins de l’utilisateur? Pour faire la lumière sur ce sujet, nous avons demandé leur avis à deux spécialistes.

Selon Luc Béland, directeur du district Québec à la Banque TD, le premier facteur dont il faut tenir compte est la rentabilité. À son avis, il faut comparer les coûts de location et les coûts d’acquisition.

« Les coûts de location représentent la valeur de rachat après la fin de la location, tandis que les coûts d’acquisition doivent tenir compte des frais de financement et de la durée de vie de la machine. Le mieux pour l’utilisateur est de consulter un conseiller qui saura l’orienter dans la meilleure direction. »

Luc Béland ajoute que tout dépend des types de machines. Dans certains cas, il est préférable de louer. Les valeurs peuvent varier. « Il faut bien se documenter, vérifier et faire ses devoirs, dit-il. C’est la notion de rentabilité et de longévité qui va devenir importante. L’entretien et le choix de la machine adaptée à ce que l’utilisateur veut en faire versus les calculs obtenus. »

Tout au long de la location, il faut que la rentabilité soit au rendez-vous. Est-ce que la location profite davantage à l’utilisateur qu’au locateur? C’est ce qu’il faut vérifier avec son conseiller, dit Luc Béland.

Chez John Deere, sept tracteurs neufs sur dix ont fait l’objet d’un plan de location au cours de la dernière année.

Chez John Deere, sept tracteurs neufs sur dix ont fait l’objet d’un plan de location au cours de la dernière année.

John Deere

Chez John Deere, environ sept tracteurs neufs sur dix (70 %) ont fait l’objet d’un plan de location au cours de la dernière année. C’est du moins ce qu’a pu constater le représentant commercial Sébastien Cloutier.

Pour lui, tout repose sur les taux d’intérêt. Dans le contexte actuel, la location est avantageuse en raison des taux d’intérêt plus bas qu’à l’achat. « Il est préférable de louer quand le taux est aussi bas que 1,9 % et d’investir son capital dans des rendements qui rapportent plus, rapporte M. Cloutier. La différence peut payer les frais de location pendant une année complète. Non seulement ce choix n’hypothèque pas l’ensemble de l’entreprise, mais il est plus rentable pour l’entrepreneur d’investir son capital à 5 % que de le placer dans l’achat d’un tracteur. »

Louer ou acheter? Selon Luc Béland, directeur du district Québec à la Banque TD, le premier facteur dont il faut tenir compte est la rentabilité.

Louer ou acheter? Selon Luc Béland, directeur du district Québec à la Banque TD, le premier facteur dont il faut tenir compte est la rentabilité.

Chez John Deere, Sébastien Cloutier rappelle que l’utilisateur d’un tracteur en location obtient une garantie complète pendant toute la durée du contrat, sans compter la valeur résiduelle au terme de l’entente. « Après quelques années, il n’est pas rare d’effectuer sur un moteur des réparations qui peuvent atteindre 20 000 $ à 30 000 $, alors qu’une location peut revenir annuellement à 10 000 $. »

Bien que l’entrepreneur obtienne un rabais supplémentaire à l’achat, Sébastien Cloutier estime que le gain résultant de son placement sera supérieur à ce montant.

Bernard Gauthier, collaboration spéciale