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Paul-André Hénault, spécialiste des GPS, est intarissable sur le sujet de leur entretien. Crédit photo : Vincent Cauchy

Paul-André Hénault, spécialiste des GPS, est intarissable sur le sujet de leur entretien. Crédit photo : Vincent Cauchy

Entretenir son GPS : un must

De nos jours, rares sont les agriculteurs qui n’utilisent pas de GPS. Ces systèmes permettent d’exploiter à son plein potentiel chaque parcelle de terre disponible, à condition, bien sûr, d’être bien calibrés. L’UtiliTerre s’est entretenu avec un spécialiste en la matière pour en apprendre plus sur l’entretien et la gestion de ces systèmes.

Selon Paul-André Hénault, coordonnateur chez New-Net, le département de précision du Groupe Terapro, l’entretien et la mise à jour des systèmes GPS peuvent faire économiser temps et argent aux producteurs agricoles.

« En agriculture de précision, ça le dit, il faut être précis. Malheureusement, on ne prend pas toujours le temps nécessaire pour se préparer », assure-t-il, y allant de quelques conseils pratiques au passage.

Mises à jour et calibration

Dans un premier temps, il rappelle l’importance de faire les mises à jour sur les appareils. En moyenne, chaque instrument commercialisé aujourd’hui
bénéficie d’environ deux mises à jour par année. Si celles-ci permettent souvent de régler des problèmes présents sur les versions précédentes, elles permettent aussi d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à un outil déjà existant.

Si les mises à jour sont vitales au bon fonctionnement du GPS, il en va de même pour la calibration. À ce sujet, Paul-André Hénault explique qu’une calibration annuelle est souhaitable en tout début de saison. On devrait également en faire une à chaque modification d’équipement.

« Que ce soit le pilotage automatique, la pression des pneus, des travaux sur la direction ou la transmission, il faudrait effectuer une calibration de l’appareil dans le véhicule à chaque changement majeur, estime-t-il. Si vous planifiez changer un outil à l’arrière du véhicule, que ce soit une arroseuse, un planteur ou un épandeur, on s’entend que son poids ne sera pas le même et va affecter grandement la précision et l’efficacité du système de guidage. »

Il peut être intéressant de prendre une photo des connexions de son GPS avant de le remiser pour pouvoir tout remettre en position plus rapidement le printemps venu. Crédit photo : Vincent Cauchy / TCN

Il peut être intéressant de prendre une photo des connexions de son GPS avant de le remiser pour pouvoir tout remettre en position plus rapidement le printemps venu. Crédit photo : Vincent Cauchy / TCN

Un utilisateur averti en vaut deux

Bien qu’il préconise la visite annuelle d’un technicien pour s’assurer de tirer le maximum de son GPS, M. Hénault rappelle que la formation est un aspect essentiel qui ne doit pas être négligé.

« Il faut aussi être formé adéquatement pour l’utilisation du système. Il arrive souvent que la personne qui a procédé à l’achat ne soit pas celle qui va l’opérer. Il doit donc y avoir un transfert des connaissances technologiques qui s’opère », prévient-il.

Advenant qu’on doive appeler la centrale, il faut avoir en sa possession deux informations : le numéro de série de la machine, ainsi que la version du logiciel qui y est installée. Le numéro de série nous informe sur l’année de fabrication de la machine, alors que la version nous permet de savoir ce qu’il est possible de faire avec le système.

Un autre conseil qui peut éviter bien des maux de tête est celui de prendre une photo des connexions du système avant de le débrancher, si on prévoit le remiser pour l’hiver. Il sera bien plus facile de tout remettre à sa place, le printemps venu.

Parlant d’hiver, M. Hénault expose une problématique bien de chez nous, lorsqu’il est question de GPS. « Aujourd’hui, de plus en plus de
tracteurs sont GPS ready et sont donc prêts à recevoir des composantes de précision GPS. Par contre, ces engins sont munis d’un détecteur qui avertit le conducteur si quelque chose ne fonctionne pas adéquatement. Comme bien des tracteurs au Québec font du déneigement, il arrive que cette fonction soit désactivée manuellement par l’utilisateur. Au printemps, souvent, les gens l’oublient et nous appellent », souligne M. Hénault, qui y va de ce petit conseil bon enfant : « On leur rappelle alors qu’il y a un bouton on/off… »