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Franck Lethorey, chargé de communication pour Manitou, expose fièrement le programme de revalorisation des chariots télescopiques en fin d’usage déployé en 2018 par l’entreprise française. Crédit photo : Vincent Cauchy / TCN

Franck Lethorey, chargé de communication pour Manitou, expose fièrement le programme de revalorisation des chariots télescopiques en fin d’usage déployé en 2018 par l’entreprise française. Crédit photo : Vincent Cauchy / TCN

En fin de vie, mais pas fini

PARIS — Si le recyclage et la réutilisation sont sur toutes les lèvres aujourd’hui pour les biens de la vie courante, ces notions apparaissent tranquillement dans le monde de la machinerie agricole.

C’est le cas pour le groupe Manitou, qui fabrique principalement des chariots télescopiques, des nacelles et des chargeuses. Depuis 2013, l’entreprise française s’engage dans une démarche de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) destinée notamment à faciliter le quotidien de ses clients, mais qui a aussi pour but d’améliorer le cycle de vie et le coût de possession des produits.

En 2018, la compagnie a poussé la réflexion un peu plus loin en créant un programme de revalorisation des chariots télescopiques en fin d’usage qui a été récompensé lors des SIMA Awards, une cérémonie tenue en marge du Salon international de la machinerie agricole qui a eu lieu à Paris à la fin février.

« On est vraiment dans l’écoconception. C’est une notion importante pour nous, affirme Franck Lethorey, chargé de communication pour le groupe Manitou. L’idée, c’est de mettre en place des processus de démantèlement de machines. Nous avons créé des guides pièce par pièce avec des vidéos à l’appui pour expliquer correctement aux concessionnaires et aux utilisateurs comment démonter leur machine le plus rapidement possible. Nous estimons à environ 22 % le gain de temps. »

À cette économie de temps s’ajoutent une économie d’argent et une plus–value écologique, puisqu’une fois que le démantèlement est fait, on peut passer à l’étape de la revalorisation.

« Il y a certains métaux lourds, mais il y a aussi des garde-boue, des pneus et des contrepoids qui sont des éléments facilement recyclables. L’idée, c’est d’accompagner nos utilisateurs dans cette démarche, explique M. Lethorey, qui admet que ce processus de revalorisation n’en est encore qu’à ses balbutiements. La prochaine étape est de réfléchir à la conception des machines en ayant en tête cette idée de recyclage et de réutilisation des matériaux. On travaille déjà sur ces aspects au niveau des composantes. »