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Crédit photo : Archives TCN

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Comment choisir l’équipement qui vous emballera?

Vous songez à vous procurer une enrobeuse à foin? Ces énormes emballeuses sont des machines incontournables pour obtenir du foin de qualité qui se conserve bien.

Mais comment choisir le bon équipement parmi la panoplie de machines disponibles sur le marché? Il faut d’abord évaluer ses besoins et le budget dont on dispose. Les principaux critères pour sélectionner un appareil fiable et durable sont le nombre de balles, la qualité du foin, le nombre de têtes à nourrir et le montant qu’on souhaite investir.

Nourrir ou vendre?

Avant d’acheter une enrobeuse, la première question à se poser est la suivante : compte-t-on l’utiliser pour soi ou pour vendre le foin coupé?

« Si on n’a pas l’intention de vendre du foin et que toute la récolte est destinée à notre propre cheptel, affirme Patrice Desrochers, président du Groupe Anderson, l’enrobage en boudins devient probablement la solution privilégiée parce qu’elle permet d’enrober trois fois plus de balles à l’heure qu’une enrobeuse individuelle et entraîne une économie de plastique d’environ 45 %. »

Toutefois, lorsqu’on utilise une balle dans ces immenses cylindres blancs, une consommation régulière est essentielle pour éviter que le fourrage commence à fermenter ou à chauffer. Le boudin est étanche, mais dès qu’on l’ouvre à un endroit, on expose les balles à l’oxygène.

« Les vaches ont besoin de manger une quantité x de kilos de foin par jour, ajoute M. Desrochers. Plus il y a de bêtes dans une ferme, plus un chantier de fenaison est important en nombre de balles.
Le nombre de têtes a un impact direct sur la quantité de foin à récolter et à entreposer. »

Toutefois, quand les volumes nécessaires sont trop élevés, le producteur opte plutôt pour des techniques d’entreposage en vrac comme les silos-fosses ou silos-tours.

Une occasion de « faire du foin »

Si la superficie cultivable du producteur est supérieure aux besoins de consommation de son cheptel, l’option de vendre du foin devient intéressante. Une enrobeuse standard se présente alors comme la solution à privilégier. Celle-ci permet en effet d’offrir du fourrage en portions individuelles peu importe la saison et constitue une source de revenus supplémentaires à la ferme.

On doit également tenir compte de la quantité de balles à entreposer. Le nombre de balles qu’on veut récolter chaque année donne souvent une bonne indication de l’équipement nécessaire.

« Le volume de balles durant l’année va venir [influencer le montant] que l’on est prêt à investir pour une enrobeuse, enchaîne le président du Groupe Anderson. Même si on enrobe juste pour nos propres besoins, une enrobeuse individuelle a tendance à être un peu plus abordable parce qu’elle est moins performante et moins à la fine pointe de la technologie. »

Autres critères

Plusieurs autres critères peuvent également peser dans la balance : la taille de l’entreprise, le domaine d’activité, le type d’alimentation (fourrage sec ou humide) ainsi que le nombre de balles servies par jour. La superficie à récolter, le nombre de balles enrobées par année, la manutention des balles rondes ou encore le nombre d’employés disponibles lors de la fenaison sont aussi des aspects dont il faut tenir compte. Enfin, quel est le budget prévu pour le processus d’ensilage?

Par ailleurs, la qualité et la vitesse d’enrobage ainsi que la capacité (nombre de balles à l’hectare) constituent des facteurs importants à considérer quand vient le temps de se procurer une emballeuse. De plus, la quantité de balles à enrober durant l’année aura une influence déterminante sur le coût que l’on sera prêt à payer. Une monoballe a tendance à être un peu plus abordable.

« Parfois, si on regarde l’écart de prix pour acheter une enrobeuse à boudins pour 300 à 400 balles par année, croit M. Desrochers, le coût en capital va être trop important pour aller chercher une économie de plastique sur 300-400 balles. On ferait mieux de payer pour plus de plastique et de payer notre enrobeuse moins cher à l’achat. »

Les enrobeuses sont aussi généralement durables et ne s’usent pas facilement. « La durée de vie d’une enrobeuse est très bonne, constate Hugues Perreault, spécialiste des produits à la division Machinerie d’Avantis Coopérative. On peut facilement parler de 10 à 20 ans sans problème; on revend des enrobeuses usagées de 30 ans et elles sont toujours fonctionnelles. L’entretien et l’entreposage font foi de tout. »

On doit bien entendu considérer l’intensité d’utilisation sur une base annuelle.

Ainsi, les « commerçants » de foin n’utiliseront pas leur équipement de la même façon que les producteurs qui s’en servent pour leurs propres besoins. « Pour les entrepreneurs à forfait et pour plusieurs agriculteurs, ajoute Patrice Desrochers, le cycle de vie de la machinerie sera beaucoup moins long [sept ou huit ans] en raison des volumes plus importants enrobés chaque été. »

Malgré tout, on connaît des agriculteurs dont la machine est pratiquement intacte après 15 ou 20 ans d’utilisation. Dans plusieurs cas, l’enrobeuse servira uniquement trois fois par été. Si vous avez 2 000 balles à conditionner par année, une enrobeuse à boudins qui traite 120 balles ou plus à l’heure effectuera le travail en une quinzaine d’heures.

Plusieurs facteurs ont permis de démocratiser l’usage des enrobeuses dans les fermes : la facilité avec laquelle on manipule les balles, l’espace d’entreposage minimal, la réduction de la charge de travail ou encore le type de fourrage pouvant être enrobé.

« Les petites bottes rectangulaires n’existent pratiquement plus, à part pour le commerce de foin destiné aux chevaux notamment, conclut le président du Groupe Anderson. Sinon, la grosse majorité des exploitations utilisent les balles rondes. Il y a sept ou huit ans, la grosse balle carrée a connu un engouement. Aujourd’hui, la balle ronde est en train de la supplanter. Et les équipements ont suivi cette évolution. » 

Enrobeuse individuelle

Ces machines sont munies d’une table tournante, une plateforme pouvant supporter un poids maximal de 2 500 livres, qui fait pivoter la balle sur elle-même alors qu’un rouleau de film plastique l’emballe en entier.

Ces machines sont munies d’une table tournante, une plateforme pouvant supporter un poids maximal de 2 500 livres, qui fait pivoter la balle sur elle-même alors qu’un rouleau de film plastique l’emballe en entier.

Enrobeuse standard

Les enrobeuses tubulaires sont des machines plus performantes que les enrobeuses classiques, qui emballent un plus grand nombre de balles rondes ou carrées à l’heure.

Les enrobeuses tubulaires sont des machines plus performantes que les enrobeuses classiques, qui emballent un plus grand nombre de balles rondes ou carrées à l’heure.

Enrobeuse en ligne

À partir d’un certain nombre de balles, l’enrobage en boudins continu coûte jusqu’à 40 % moins cher en pellicule par rapport à l’enrobage individuel ou à l’ensachage.

À partir d’un certain nombre de balles, l’enrobage en boudins continu coûte jusqu’à 40 % moins cher en pellicule par rapport à l’enrobage individuel ou à l’ensachage.