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Bruno Jubinville, coordonnateur national de la classification à Holstein Canada, classifie des vaches depuis 20 ans. Crédit photo : Martine Giguère

Bruno Jubinville, coordonnateur national de la classification à Holstein Canada, classifie des vaches depuis 20 ans. Crédit photo : Martine Giguère

Classificateur à Holstein Canada

Depuis 20 ans, Bruno Jubinville classifie des vaches laitières pour Holstein Canada. D’un coup d’oeil expert et rapide, il évalue les animaux selon des critères précis. 

« Il faut toujours avoir en tête le modèle de référence et évaluer les vaches en fonction de celui-ci », mentionne-t-il. Les caractéristiques des vaches sont décortiquées en quatre sections : système mammaire, pieds et membres, puissance laitière et croupe. Le pourcentage de points pour chaque section n’est pas le même; il est respectivement de 42, 28, 20 et 10. Pour chaque section, plusieurs caractères sont évalués et notés selon une cote de 1 à 9. Le classificateur attribue les points pour tous les critères et les inscrit directement dans son ordinateur portable. Un résultat est obtenu immédiatement.

En plus d’avoir un sens de l’observation aiguisé, le classificateur doit établir un lien de confiance rapide avec les éleveurs et être un excellent communicateur. Car pour chaque animal évalué, le classificateur expliquera à l’éleveur les raisons qui justifient le pointage accordé. À la fin de la visite, un rapport complet des vaches classifiées est imprimé puis remis à l’éleveur. Du poste de travail mobile, les informations sont aussi transmises par Internet à Holstein Canada.

Devenir classificateur

Lors de la mi-ronde de classification à la ferme Les Hectares verts, des éleveurs Baechler à Roxton Pound, 150 vaches laitières attendent le classificateur. Bruno Jubinville est accompagné de Rémi Bernier, un classificateur en formation. « Lorsque l’on reçoit des candidats en entrevue, on valide l’expérience théorique avec eux. On les évalue aussi en pratique avec trois ou quatre vaches autour d’eux pour voir s’ils ont les aptitudes ou non pour faire ce métier », explique Bruno Jubinville.

À la base, les gens qui souhaitent devenir classificateurs doivent être passionnés par les vaches. « Il faut avoir un sens de l’observation aiguisé et être capable d’analyser l’animal; ça, tu l’as ou tu ne l’as pas », ajoute-t-il. Le classificateur en formation accompagnera pendant huit semaines différents collègues expérimentés. Pendant ce temps, il observera et classifiera des vaches à l’occasion sous la supervision du classificateur. Ensuite, il sera appelé à travailler seul pendant 3,5 mois. Les premiers jours où il classifiera seul, il sera suivi d’un superviseur pendant quelques jours. Puis, il y aura des suivis effectués au hasard chez des éleveurs.

En tout temps, ces derniers peuvent remplir un formulaire d’appréciation. Ils peuvent ainsi soulever des points en particulier au besoin. Les classificateurs changent toutes les deux semaines de région et jamais l’un d’entre eux ne classifiera le même troupeau deux fois de suite. Les classificateurs bilingues peuvent être appelés à travailler partout au Canada et parfois à l’extérieur du pays.

Le coffre à outils du classificateur

Le classificateur transporte dans son véhicule un poste de travail doté d’une connexion Internet sans fil, d’une imprimante et d’un ordinateur portable. Il apporte
l’ordinateur dans l’étable ainsi qu’un ruban à mesurer.

À son arrivée à la ferme, le classificateur enfile une salopette propre et des bottes de caoutchouc. Une fois à l’intérieur, il nettoie ses bottes avec une brosse et un savon désinfectant. Lorsque la visite est terminée, les bottes sont lavées à nouveau.

 

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