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  • Les attrapeurs de volailles suivent tous une formation sur la manipulation de la volaille, le bien-être animal et les normes de sécurité de la CNESST. Le métier d’attrapeur de volailles est exigeant physiquement et les horaires de travail sont atypiques. Crédit photo : Martine Giguère/TCN

    Les attrapeurs de volailles suivent tous une formation sur la manipulation de la volaille, le bien-être animal et les normes de sécurité de la CNESST. Le métier d’attrapeur de volailles est exigeant physiquement et les horaires de travail sont atypiques. Crédit photo : Martine Giguère/TCN

  • Michel Beaudin supervise le travail des équipes d’attrapeurs pour l’entreprise Équipe Sarrazin. Crédit photo : Martine Giguère/TCN

    Michel Beaudin supervise le travail des équipes d’attrapeurs pour l’entreprise Équipe Sarrazin. Crédit photo : Martine Giguère/TCN

Attrapeur de volailles

L’Équipe Sarrazin, une entreprise spécialisée dans l’attrapage de volailles, compte 12 équipes de neuf attrapeurs de volailles. Coup d’oeil sur ce corps de métier méconnu.

SAINT-DOMINIQUE — La sortie de la volaille des bâtiments d’élevage doit être coordonnée avec la fin de l’élevage (l’éleveur), l’équipe d’attrapeurs de volailles, le transporteur et le transformateur. Ainsi, la logistique entourant l’approvisionnement des usines de transformation est fort complexe. Les attrapeurs de volailles manipulent avec soin chaque oiseau un à un a$n qu’il soit mis en cage pour être transporté vers une usine de transformation.

Les attrapeurs de volailles d’Équipe Sarrazin travaillent en équipes de neuf. Parmi eux, il y a un chef d’équipe. Ce dernier doit suivre le programme de cours Transport canadien des animaux d’élevage (CTL). Chaque attrapeur recevra également une formation à l’interne sur la manipulation de la volaille, le bien-être animal et les normes de sécurité de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). « En plus des notions spéci fiques à la manipulation et au bien-être, nos attrapeurs sont sensibilisés à l’importance de la ponctualité et du respect de l’environnement », indique Michel Beaudin, d’Équipe Sarrazin.

À leur arrivée à la ferme, le chef d’équipe des attrapeurs, le transporteur et l’éleveur vont s’entendre sur le déroulement de la sortie des oiseaux. Il faudra s’assurer que l’éleveur a respecté la période de jeûne exigée avant le chargement. Quelques heures avant la sortie des oiseaux, pour bien les acclimater, la température ambiante aura également été abaissée graduellement en fonction de la température
extérieure. Le chef d’équipe des attrapeurs fera une visite du bâtiment pour véri$er l’état général des oiseaux et de la litière, évaluer l’accessibilité des portes, etc. Les transformateurs font également des audits avant le chargement de la volaille.

« Nous n’assistons pas à tous les chargements, mais nous réalisons des audits sur 40 % d’entre eux », précise Silke Schantz, directrice du bien-être animal à Exceldor. Lors du chargement, si un problème survient, l’usine de transformation a une ligne d’urgence disponible 24 heures sur 24 pour répondre aux interrogations des éleveurs, des attrapeurs et des transporteurs. « Nous pouvons aussi envoyer une équipe sur place véri(er la situation avant de commencer le chargement », précise Silke Schantz. On souhaite ainsi éviter le transport de volailles dans des conditions non optimales.

Un travail exigeant

L’entreprise Équipe Sarrazin attrape à elle seule de 1,5 à 1,8 million de volailles par semaine, des poulets de diverses catégories, des poules de réforme, des poulettes, des dindes et dindons. « Nous sommes une des plus grosses entreprises d’attrapage de volailles canadiennes », précise Michel Beaudin.

Une équipe manipule en moyenne 30 000 poulets par jour. Lors du passage de L’UtiliTerre, la journée de l’équipe d’attrapeurs avait commencé à 5 h à Drummondville, où 12 000 poulets devaient être chargés. Ensuite, les attrapeurs avaient rendez-vous à 9 h 30 à la Ferme Gaucher, à Saint-Dominique, où 27 800 poulets les attendaient. Un attrapeur travaille en moyenne 4,25 jours par semaine, et ce, du dimanche au vendredi. En été, 80 % des chargements se déroulent de nuit et se terminent avant 10 h afin d’éviter les chaleurs estivales, tandis que l’hiver, 40 % des chargements se font de jour.

 

Le coffre à outils du vérificateur

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– Habillement : gants, t-shirt, combinaison, bottes de plastique (couvre-bottes), masque (facultatif), lunettes (facultatives).

– Harnais : utilisé lors du chargement de poulailler de trois étages.

À partir du printemps, l’Équipe Sarrazin fournira à tous ses employés des vêtements aux couleurs de l’entreprise. Les employés iront se changer entre chaque ferme et les vêtements seront envoyés chez un nettoyeur industriel. Cette nouvelle mesure est adoptée afin d’améliorer la biosécurité.

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