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Le nouveau site d’engraissement porcin de près de 4 000 têtes, prévu sur une terre agricole de Maricourt, est conforme aux règlements d’urbanisme de la municipalité et a reçu le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement. Photo : Archives/TCN

Le nouveau site d’engraissement porcin de près de 4 000 têtes, prévu sur une terre agricole de Maricourt, est conforme aux règlements d’urbanisme de la municipalité et a reçu le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement. Photo : Archives/TCN

Porcherie à Maricourt : confusion autour d’une possible enquête du BAPE

Le ministère de l’Environnement n’a pas l’intention de déclencher une enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet de porcherie de 3 996 bêtes à Maricourt, en Estrie, malgré l’insistance d’un groupe de citoyens.

Ceux-ci se sont réjouis un peu trop vite après une déclaration de la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest, le 2 juin, à l’Assemblée nationale. En réponse à une question de l’opposition qui concernait le projet minier de Sayona Mining et la porcherie de Maricourt, la ministre Laforest lui a répondu « qu’ il y aura des études du BAPE sur ce projet, et qu’on va étudier le développement du territoire par rapport à la porcherie dont vous parlez. »

L’extrait de la vidéo a été partagé sur les réseaux sociaux et a été interprété par plusieurs citoyens comme une prise de position en faveur de leur requête. L’attachée de presse de Mme Laforest a toutefois confirmé à Radio-Canada que la ministre faisait bel et bien référence au projet minier et non à la porcherie dans sa déclaration. Le ministère de l’Environnement a également confirmé à La Terre que rien n’avait changé dans ce dossier et ­qu’aucune enquête du BAPE n’était prévue sur le projet de porcherie en question, notamment parce « qu’il est inférieur à 4000 bêtes, qu’il est conforme à la Loi sur la qualité de l’environnement et à l’ensemble de ses règlements, que le certificat d’autorisation a été donné et que toute la procédure est maintenant dûment complétée. » De son côté, le promoteur du projet, Dannick Chaput, est toujours en attente du permis de la Ville de Maricourt pour pouvoir aller de l’avant.