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Les frères Dany et Éric Poulin ont choisi un robot DeLaval, parce qu’ils appréciaient le principe du gobelet laveur.

Les frères Dany et Éric Poulin ont choisi un robot DeLaval, parce qu’ils appréciaient le principe du gobelet laveur.

Pâturage : un défi de plus pour la traite robotisée

Après avoir pris la relève de l’entreprise familiale, en 2015, les frères Dany et Éric Poulin ont rapidement fait croître la production. Pour garder une qualité de vie, les deux producteurs de lait biologique sont passés à la traite robotisée. Malgré une transition difficile, ils ne se passeraient plus de leurs robots.

En 2017, les frères Poulin, de la Ferme Anrilyn, à Saint-Édouard-de-Lotbinière, en Chaudière-­Appalaches, ont convertit l’étable en stabulation libre et ont fait l’acquisition de deux robots de traite DeLaval. « On a fait ça surtout pour avoir plus de flexibilité, raconte Dany Poulin. Il fallait toujours être deux pour faire la traite. Ça nous aurait pris un employé pour pouvoir prendre congé des fois la fin de semaine. »

Avec leurs robots de traite, Dany et son frère se ­permettent de prendre chacun deux semaines de vacances à l’hiver. Et ils travaillent une fin de ­semaine sur deux.

Avant d’en arriver là, les producteurs ont toutefois vécu une période de transition difficile. « Ça a pris cinq mois avant qu’on prenne notre erre d’aller », avoue Dany. Son troupeau, admet-il, n’était pas prêt. « On devait élever plus de taures, sur un horizon de trois ans. On souhaitait avoir beaucoup de taures au vêlage pour qu’elles connaissent juste un système de traite. »

Le projet de robotisation a toutefois été devancé de deux ans et les frères Poulin se sont retrouvés avec « des vieilles vaches qui avaient des habitudes difficiles à changer ». Ils ont donc dû s’armer de patience le temps de remplacer les vaches moins adaptées. « Au total, on a acheté une dizaine de vaches dès la première année », se souvient Dany Poulin.

À partir du corridor de sortie du robot, Dany Poulin peut contrôler l’accès au pâturage selon les heures préétablies et les besoins de chaque vache.

À partir du corridor de sortie du robot, Dany Poulin peut contrôler l’accès au pâturage selon les heures préétablies et les besoins de chaque vache.

Retour au bercail

Les producteurs, comme leur troupeau, ont dû adapter leur routine. Le défi? L’été, les vaches en pâturage doivent revenir d’elles-mêmes au robot pour la traite. « Ça se fait assez naturellement aujourd’hui. Quand les vaches ont passé plusieurs heures dehors, elles reviennent à l’étable pour se faire traire, surtout quand il fait très chaud ­dehors », explique Dany.

Les premières semaines de sortie, au printemps, sont plus compliquées. Les producteurs doivent ­aller chercher les vaches pour les diriger vers le robot. 

Après s’être lancés dans l’inconnu, Dany et Éric commencent à récolter le fruit de leurs efforts. Avec les deux robots de traite, le troupeau de 91 vaches en lactation a augmenté sa productivité, passant de 25 à 27,7 kg/jour par vache. Presque trois ans après l’implantation de la traite robotisée, les deux frères ne reviendraient pas en arrière. 

Pour faciliter la transi on vers un nouveau système de traite, Dany Poulin conseille d’avoir beaucoup de taures au vêlage.

Pour faciliter la transi on vers un nouveau système de traite, Dany Poulin conseille d’avoir beaucoup de taures au vêlage.