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Les animaux ayant le meilleur statut sanitaire devraient être placés dans les lieux comportant les indices de dangerosité les plus élevés. Crédit photo: Archives TCN

Les animaux ayant le meilleur statut sanitaire devraient être placés dans les lieux comportant les indices de dangerosité les plus élevés. Crédit photo: Archives TCN

Nouvelle carte de gestion de risques sanitaires

Un nouvel outil a été développé par le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ) pour permettre de prioriser les actions individuelles ou collectives des producteurs et des regroupements de producteurs impliqués dans le contrôle du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (SRRP).

Sous la forme d’une carte, cet outil permet aux éleveurs de connaître et de visualiser rapidement le niveau d’exposition de leur lieu de production par rapport aux autres sites où vivent des porcs et le niveau de dangerosité que celui-ci représente pour les sites qui abritent des truies ou des verrats reproducteurs. La carte permet aussi d’obtenir un portrait des lieux et de la catégorie d’animaux (adultes ou juvéniles) présents dans un rayon d’environ 5 km. Le nombre d’entreprises propriétaires de porcs dans la zone immédiate (1 et 3 km) est aussi indiqué et sert d’indicateur de la complexité des actions collectives à entreprendre. Finalement, le nombre d’entreprises propriétaires de porcs dans un rayon de 10 km – soit le rayon de partage d’information sanitaire dans le cadre de la veille sanitaire provinciale (VSP) – est également fourni. 

La carte rapporte le niveau d’exposition et de dangerosité de chaque lieu de production porcine au Québec sous la forme d’un indice et de son positionnement dans un système de classification basé sur les rangs déciles (10 groupes égaux).

Les indices d’exposition et de dangerosité sont proportionnels au nombre de lieux dans le voisinage (rayon de 5 km) et à la distance entre ceux-ci et le lieu ciblé. En fait, plus les voisins sont nombreux et plus ils sont proches du lieu ciblé, plus l’indice est élevé. De la même façon, moins il y a de voisins et plus ils sont éloignés, plus l’indice est bas. L’indice d’exposition prend en compte tous les lieux où vivent des porcs, car on veut estimer l’exposition du site ciblé. D’autre part, l’indice de dangerosité ne tient compte que des lieux qui abritent des truies ou des verrats reproducteurs, car on veut estimer la dangerosité du lieu ciblé pour les lieux qui comptent des porcs adultes. 

Une maternité doit d’abord s’intéresser à son indice d’exposition sans oublier son indice de dangerosité pour les lieux où vivent des truies ou des verrats reproducteurs dans son entourage. Le propriétaire d’une pouponnière ou d’un engraissement, quant à lui, doit surtout prendre en considération son indice de dangerosité pour établir ses stratégies de placement de porcs. En fait, les animaux ayant le meilleur statut sanitaire devraient être placés dans les lieux comportant les indices de dangerosité les plus élevés, c’est-à-dire ceux qui sont les plus proches des maternités.

Chaque propriétaire d’animaux, son vétérinaire et les responsables des groupes de contrôle du SRRP ont accès à la carte des lieux inscrits à la VSP les concernant. Ces cartes sont le fruit des discussions et du travail effectué dans le cadre du projet Initiation d’une approche sectorielle globale pour le contrôle du SRRP financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et Les Éleveurs de Porcs du Québec.  

Valérie Dufour, M. Sc., CDPQ, Christian Klopfenstein, D.M.V., Ph. D en épidémiologie, CDPQ