Des fleurs pour les vétérinaires du Canada

Le Canada est un élève modèle en ce qui concerne les soins vétérinaires selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), mais ne doit pas s’asseoir sur ses lauriers. Les exigences en matière de bien-être animal sont de plus en plus élevées, avertit l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec.

Dans son dernier rapport de plus de 200 pages, l’OIE a accordé une note parfaite aux services vétérinaires canadiens pour 35 des 45 compétences essentielles. L’enquête de la structure intergouvernementale a été menée à la demande du Canada et coordonnée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

On note un personnel en nombre suffisant et compétent ainsi qu’un bon financement permettant « des systèmes de gestion, d’audit, d’examen et de révision solides ». On observe aussi une excellente communication et le recours à la consultation pour de nombreux programmes conjoints. Les évaluateurs ont également salué les activités de diagnostic et de recherche en laboratoire, l’analyse des risques, le contrôle frontalier, la surveillance et le contrôle des maladies ainsi que les mesures et interventions d’urgence mises en place. 

Aucune faiblesse majeure n’a été décelée, mis à part quelques aspects à améliorer. L’OIE souligne notamment l’indépendance technique « parfois compromise par des intérêts politiques et industriels ».
On recommande également de renforcer la surveillance des maladies et les programmes de contrôle par un meilleur système de gestion de l’information. La gestion de la salubrité des aliments dans certains abattoirs provinciaux et territoriaux doit aussi être surveillée par un professionnel vétérinaire.

Le rapport a été bien accueilli par l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec (AMVPQ). « On a toujours l’impression que le système fonctionne bien de l’intérieur. Ça montre qu’on va dans la bonne direction avec les efforts déployés dans le passé », témoigne son président René Bergeron. 

« Il faut être fier de cette analyse, renchérit Caroline Kilsdonk, -présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. On a une bonne capacité de diagnostic, de recherches en laboratoire et de contrôle des maladies. En gros, on est très bien organisés. »