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À gauche, Débora Santschi, directrice de l’innovation et du développement chez Lactanet, et Christine Barthe, ­sous-ministre adjointe à la santé animale et à l’inspection des aliments au MAPAQ. À droit, Ève-Marie Frappier, directrice générale de Cheval Québec, en compagnie de Christine Barthe. Photos : Dre Isabelle Picard

À gauche, Débora Santschi, directrice de l’innovation et du développement chez Lactanet, et Christine Barthe, ­sous-ministre adjointe à la santé animale et à l’inspection des aliments au MAPAQ. À droit, Ève-Marie Frappier, directrice générale de Cheval Québec, en compagnie de Christine Barthe. Photos : Dre Isabelle Picard

Cheval Québec et Lactanet primés en matière de bien-être animal

Les organismes Lactanet et Cheval Québec ont été récompensés pour leurs initiatives en matière de bien-être animal. Les prix leur ont été décernés à l’occasion de la 12e assemblée générale de la Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux, qui s’est déroulée le 13 octobre à Drummondville, dans le Centre-du-Québec.

Pour des décisions plus ciblées

Lactanet a obtenu un prix dans la catégorie animaux d’élevage pour un outil servant à ­calculer l’indice de durabilité des troupeaux laitiers. Cet indice est déterminé à partir des données de contrôle déjà collectées par les producteurs. Il est composé de 10 indicateurs qui ont été sélectionnés par un comité d’experts de l’industrie. Pour chaque critère, une ferme se voit attribuer un rang centile par rapport aux autres entreprises au ­Canada qui participent au contrôle laitier. L’indice permet ainsi « de comparer les troupeaux, de centrer des postes d’amélioration pour chaque ferme et de surveiller les répercussions au cours du mois », lit-on dans la présentation des projets des candidats aux prix Coup de chapeau de la Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux. Les fermes québécoises qui utilisent ce nouvel outil peuvent donc, selon Lactanet, « prendre des décisions plus ciblées, qui auront une incidence sur la durabilité, la santé et le confort de leur troupeau ».

Chapeau pour la protection des chevaux

De son côté, l’organisme Cheval Québec a obtenu un prix Coup de chapeau dans la catégorie Animaux de compagnie et de loisir pour sa gestion de l’éclosion d’herpèsvirus qui a frappé le milieu équin en 2021. L’organisation avait alors décidé de mettre en place ­différentes mesures, comme des règles de biosécurité plus strictes lors de rassemblement de chevaux et la vaccination obligatoire pour toute activité équestre, afin de contenir la propagation de ce virus hautement contagieux. Dans un communiqué, l’organisation signale d’ailleurs qu’elle savait que ces mesures ne seraient pas très populaires auprès de sa clientèle qui venait à peine de sortir de la pandémie et pour qui les activités recommençaient après plusieurs mois d’attente. Malgré tout, ils ont quand même décidé d’aller de l’avant « pour prioriser la santé de chevaux en contenant la propagation de cette maladie, en misant sur l’avenir des équidés et leur bien-être », lit-on dans le descriptif de la nomination. « Jusqu’à maintenant, la vaccination des chevaux et la biosécurité lors d’événements étaient laissées à la discrétion de chacun. En imposant des règles plus strictes, les représentants de Cheval Québec ont eu l’audace de briser de vieilles habitudes que personne n’osait changer », ajoute-t-on. La nomination de Cheval Québec a été soumise par l’Association des vétérinaires équins du Québec, qui désirait saluer les efforts mis de l’avant pour la protection des équidés pendant cette période.

« Grande qualité » des projets sélectionnés

En plus des deux gagnants des prix Coup de chapeau [voir autre texte], la qualité des autres projets qui étaient en nomination à l’édition 2022 du concours a été soulignée par l’équipe de la Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux. Parmi eux, on retrouvait notamment dans la catégorie « animaux d’élevage » le guide de bonnes pratiques d’élevage pour les alpagas, développé par le comité de travail d’Alpaga Québec et des experts externes pour encadrer la pratique d’élevage de ces animaux, dont le cheptel est en croissance sur le territoire. Le Bureau vétérinaire de Sainte-Marie était également en nomination pour une initiative qui a permis de doter les unités mobiles vétérinaires d’un pistolet percuteur afin d’offrir une méthode d’euthanasie « rapide et efficace, qui réduit la souffrance physique des animaux ». 

Concernant la santé des veaux, la Dre Jodi Wallace était de son côté en nomination pour avoir mis au point une technique de gestion des veaux visant à réduire les risques de maladie et de mortalité, grâce entre autres à des modifications aux milieux de vie et aux conditions d’élevage. Les Éleveurs de porcs du Québec étaient aussi en nomination pour l’implantation des nouveaux programmes PorcSalubrité et PorcBIEN-ÊTRE, auxquels tous les sites d’élevages porcins doivent adhérer d’ici le 1er janvier 2024.

Quatre objectifs

La Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux est une initiative mise en place par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du ­Québec pour prévenir et surveiller la santé et le bien-être des animaux d’élevage et de loisir. Elle compte 90 organisations partenaires, provenant des secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire, des animaux de compagnie et de la santé publique, et vise quatre objectifs : mieux comprendre l’importance de la santé et du bien-être des animaux; optimiser la prise de décision à la suite de détection de ­maladie; ­améliorer la santé et le bien-être du cheptel par la prévention et la gestion des ­maladies; et adopter des modes d’élevage qui améliorent de façon durable la santé et le bien-être des animaux.


Cet article a été publié dans notre cahier spécial La prévention au coeur de la santé animale paru le 16 novembre 2022.