Volailles 24 octobre 2025

Déjà plusieurs régions touchées par la grippe aviaire

Si elle s’est faite discrète au printemps, la grippe aviaire H5N1 a frappé rapidement cet automne, ne laissant aucun répit aux éleveurs de volailles, que ce soit dans les petits élevages de basse-cour ou dans les troupeaux commerciaux, contingentés ou non.

En date du 22 octobre, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) répertoriait quatre sites d’élevage positifs au virus H5N1 au Québec. Un premier a été détecté le 15 septembre dans un troupeau commercial de canards et de dindons à Knowlton, en Estrie; ensuite, il y a eu deux cas dans Lanaudière – le premier dans un élevage de basse-cour, le 8 octobre, et le second dans un élevage commercial contingenté de Saint-Félix-de-Valois, le 12 octobre –; puis, on signale un nouveau cas, le 15 octobre, dans un élevage commercial contin­genté de Charlevoix. 

Des zones de restrictions de mouvement ont été décrétées autour de ces différents foyers pour surveiller les activités agricoles, telles que les livraisons et le transport d’animaux, afin de limiter la propagation du virus à d’autres fermes. 

Plusieurs cas au Canada et aux États-Unis

L’ACIA rapporte également plusieurs autres cas depuis septembre ailleurs au pays, dont huit en Alberta, quatre au Manitoba, trois en Saskatchewan, deux en Colombie-Britannique et un en Ontario (en date du 22 octobre). Des dizaines de cas ont également été signalés dans des troupeaux de volailles aux États-Unis, entraînant la mort de plus de 7 millions d’oiseaux depuis septembre, rapportait le journal The New York Times, le
22 octobre.   

La vaccination encouragée, même pour les éleveurs de porcs

Dans son plus récent rapport trimestriel, le Réseau canadien de surveillance de la santé porcine (RCSSP) craint les risques de propagation de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) vers les élevages porcins. Il cite en appui une récente étude américaine menée auprès d’éleveurs porcins dans des États où le virus avait déjà été détecté dans les élevages laitiers. Les résultats permettent de supposer qu’une infection naturelle du virus IAHP H5N1 « semble très probable », rapporte-t-on dans le rapport.

Le RCSSP recommande donc une application rigoureuse des protocoles de biosécurité et encourage fortement les personnes qui s’occupent directement des porcs à se faire vacciner contre la grippe saisonnière (influenza), à porter un masque N95 ou l’équivalent, à se laver les mains fréquemment et à rester à la maison en cas de maladie, notamment.

Il estime également que de tester de manière périodique les porcs ou les systèmes de filtration de l’air pour détecter la présence des virus IAHP et influenza A pourrait constituer un moyen efficace de surveillance, en particulier dans les élevages situés à proximité d’élevages aviaires infectés. « Jusqu’à présent, le Canada n’a signalé aucun cas d’IAHP H5N1 dans les troupeaux de vaches laitières, les élevages de bovins ou les porcs. Les résultats d’analyses sur les troupeaux canadiens suspects se sont tous avérés négatifs », rappelle-t-il toutefois.