Le dactyle s’impose par son établissement rapide, son rendement et son intérêt en régie intensive mais son « épiaison très rapide » peut nuire à la qualité fourragère. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantAu moment de comparer les espèces fourragères, une constante s’impose : aucune ne répond seule à tous les besoins. Comme le rappelle Christian Duchesneau, agronome et expert en plantes fourragères, les légumineuses sont privilégiées pour les « protéines », tandis que les graminées fournissent surtout de « l’énergie » et de la « fibre digestible ».

Parmi les plus connues, le brome des prés se distingue par son « bon regain », sa « très bonne appétibilité » et sa « très bonne tolérance aux fauches fréquentes ». Il convient au foin, à l’ensilage et au pâturage, mais son établissement est lent et il est « très sensible au mauvais drainage ». Le brome inerme, lui aussi tolérant à la sécheresse et appétible, est moins adapté aux fauches fréquentes et au pâturage, notamment en raison d’une moins bonne tolérance au piétinement.
Le dactyle s’impose par son établissement rapide, son rendement et son intérêt en régie intensive. Il tolère les fauches fréquentes et le piétinement, mais son « épiaison très rapide » peut nuire à la qualité fourragère.
La fétuque doit être distinguée. La fétuque des prés est reconnue pour sa qualité fourragère, sa digestibilité, son intérêt au pâturage, sa tolérance au piétinement et son adaptation aux sols moins bien drainés. Elle s’établit toutefois plus lentement et compétitionne moins bien. La fétuque élevée, pour sa part, est recherchée pour son rendement, sa forte compétition et sa tolérance à la sécheresse, à la chaleur, aux fauches fréquentes et au mauvais drainage.
La fléole offre une bonne première coupe, de la persistance et une bonne résistance à l’hiver, mais son « faible regain » limite les coupes suivantes. La luzerne, légumineuse de référence, combine rendement et qualité fourragère, mais tolère mal les sols acides et le mauvais drainage. Le trèfle rouge s’adapte mieux aux sols plus acides ou légèrement moins bien drainés, tout en ayant une persistance plus limitée et une moindre tolérance à la sécheresse.