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Le programme proAction permet de s’assurer que les besoins de base et les conditions de logement des vaches laitières seront évalués par une tierce partie. Crédit photo : Archives/TCN

Le programme proAction permet de s’assurer que les besoins de base et les conditions de logement des vaches laitières seront évalués par une tierce partie. Crédit photo : Archives/TCN

Vers l’excellence en matière de bien-être animal dans les fermes laitières

Au cours des prochains mois, les producteurs laitiers du Québec auront à répondre à de nouvelles exigences en matière de bien-être animal par l’entremise du programme proAction.

Les médecins vétérinaires ne peuvent qu’applaudir cette initiative qui permet de s’assurer que les besoins de base et les conditions de logement seront évalués par une tierce partie, afin que toutes les vaches laitières puissent avoir une vie productive présentant le moins de contraintes possible.

Les critères et les exigences du programme proAction ont été établis selon le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers publié en 2009 par le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage. Un comité technique, formé de médecins vétérinaires, de producteurs laitiers, d’agronomes et de membres des associations provinciales de producteurs laitiers, a produit une liste d’exigences qui permettra de mettre en place les mesures souhaitées. L’apport des médecins vétérinaires au programme proAction sera surtout pressenti lorsqu’il sera question de procédures normalisées d’opérations (PNO) concernant l’écornage ou la castration, entre autres.

Dans le manuel de référence, il est spécifié que la procédure d’écornage doit être précédée par l’utilisation d’une méthode de soulagement de la douleur selon les recommandations d’un médecin vétérinaire. Aucune suggestion de produits ni de dosage ne figure au manuel outre la mention de discuter du protocole avec le médecin vétérinaire qui s’occupe du troupeau, puisque lui seul est habilité à juger quels médicaments conviennent le mieux selon la situation.

Évaluation à la ferme

L’évaluation à la ferme sera faite en deux temps. D’abord, on examinera un nombre préétabli d’animaux selon la grosseur du troupeau. La présence de lésions au niveau du cou, des genoux et des jarrets sera notée, ainsi que la présence de boiterie et la condition de chair des animaux. Par la suite, un agent valideur vérifiera les autres critères, comme la disponibilité de l’eau pour tous les animaux, veaux inclus, ou encore la présence de litière dans le logement des animaux.

Les producteurs auront alors un rapport qui leur permettra de savoir où ils se situent par rapport aux autres fermes et quelles sont les mesures correctives à apporter, s’il y a lieu. Le médecin vétérinaire praticien sera un intervenant de choix pour aider et soutenir les producteurs de lait du Québec dans l’atteinte de leurs objectifs en matière de santé et de bien-être animal.

Le programme proAction en bref

Le programme comprend six volets, dont deux sont pleinement en place, soit celui sur la qualité du lait et celui sur la salubrité du lait, mieux connu sous le nom de Lait canadien de qualité (LCQ). Le volet sur la traçabilité est en cours, mais a peu d’incidence au Québec puisqu’un tel système existe depuis 2002. Les trois autres volets sont le bien-être animal, la biosécurité et l’environnement. Déjà, les propriétaires de plusieurs fermes ont vu leurs animaux être évalués et ils ont pu constater où ils se situaient par rapport aux objectifs à atteindre et aux autres fermes du pays.

Dre Danielle Fournier-Lévesque, M.V.