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Environ 140 des 500 acres du campus de l’Université Bishop’s seront consacrés à l’exploitation de la ferme. Photo : Gracieuseté de Jonathan Pineault

Environ 140 des 500 acres du campus de l’Université Bishop’s seront consacrés à l’exploitation de la ferme. Photo : Gracieuseté de Jonathan Pineault

Une ferme éducative dans les cartons de Bishop’s

Dès l’automne, l’Université Bishop’s de Sherbrooke accueillera un nouveau programme d’agriculture durable et de systèmes alimentaires avec comme objectif de devenir une référence dans le domaine. Pour ce faire, le campus souhaite développer graduellement une ferme éducative, afin de permettre aux étudiants de mettre en pratique leurs apprentissages. 

Le nouveau programme du Département d’environnement et géographie sera offert dès la session d’automne 2019 sous forme de mineure et de certificat. Les étudiants pourront entre autres suivre des cours sur les impacts des changements climatiques, l’histoire de la production agricole et les systèmes alimentaires autochtones. Il faudra toutefois attendre l’approbation du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour que le baccalauréat voie le jour, un processus qui pourrait prendre deux ou trois ans.

Le projet de ferme, supervisé par le directeur du département, Darren Bardati, et la boursière postdoctorale Jane Morrison, s’inspire de l’agriculture régénératrice, c’est-à-dire qui valorise un système agricole diversifié et résilient. La production reposera donc sur des systèmes traditionnels de polyculture-élevage. En plus de jardins maraîchers, on pourra trouver des productions fruitières, des pâturages pour les animaux, ainsi qu’une forêt écologique. La ferme comme telle existe déjà, mais elle est actuellement utilisée comme pâturage à chevaux.

Une étape à la fois

Celui qui collabore avec l’université pour élaborer les plans de la future ferme, Jonathan Pineault, mentionne que le projet en est encore à ses débuts. « Le financement est la prochaine étape. [Les responsables du projet] doivent chiffrer tous les investissements, comme ceux reliés à l’infrastructure », explique le président d’Écomestible, une entreprise d’agriculteurs-paysagistes qui conçoit, réalise et accompagne des projets d’aménagement écologiques. Avec une équipe d’agronomes, le designer en permaculture définira prochainement les nécessités du terrain, comme un système de drainage. L’université espère pouvoir d’ici mai prochain mener à terme sa première phase, qui consiste à développer six jardins de 900 m2.