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Julien Martel, étudiant de troisième année au programme Gestion et technologies d’entreprise agricole, de l’Institut de technologie agricole (ITA), lors de son stage à la Ferme des Voltigeurs. Crédit photo : Gracieuseté de la Ferme des Voltigeurs

Julien Martel, étudiant de troisième année au programme Gestion et technologies d’entreprise agricole, de l’Institut de technologie agricole (ITA), lors de son stage à la Ferme des Voltigeurs. Crédit photo : Gracieuseté de la Ferme des Voltigeurs

Les stages forment une relève compétente

Chaque année, un grand nombre d’étudiants doivent effectuer des stages dans des fermes ou en entreprise dans le cadre de leur programme ou dans le but de noircir davantage les pages de leur jeune curriculum vitae.

À l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), les élèves de première année du programme Technologie des productions animales (TPA) doivent effectuer deux stages d’une journée. Sandra Dagenais, professeure de gestion et coordonnatrice de stage en Gestion et technologies d’entreprise agricole à l’ITA, campus Saint-Hyacinthe, trace un portrait de ce maillage des plus intéressants.

« Il s’agit de deux stages obligatoires d’une journée chacun au sein de deux entreprises distinctes. Le premier porte sur la production animale, alors que le second permet de se familiariser avec la production végétale », explique-t-elle.

Ces courts séjours, faits dans des entreprises de produits et de services et des fermes, permettent aux jeunes apprenants de parfaire leurs connaissances, mais surtout de vivre l’expérience « de l’intérieur ».

« Le tiers des cours du programme TPA traitent des productions végétales. Ces stages donnent donc la chance aux élèves de se familiariser autant avec la production animale que végétale, laquelle est étroitement liée à l’alimentation des animaux, donc à la production de plantes fourragères, céréales, maïs et légumineuses ainsi qu’à la conservation des produits », précise l’enseignante, qui donne ce cours à l’ITA depuis sept ans.

Alternance travail-études

Au Collège d’Alma, Richard Beaulieu, enseignant et coordonnateur du programme Gestion et technologies d’entreprise agricole, évoque plusieurs maillages possibles durant les études.

« Grâce au volet alternance travail-études, les étudiants peuvent profiter des deux étés durant lesquels ils font leur diplôme d’études collégiales pour travailler dans des fermes de la région, expose-t-il. Durant le premier été, ils font des tâches plus manuelles, alors que durant le second, ils touchent un peu à la gestion. Ça leur permet de faire un bon survol. » Sans oublier que ces stages leur permettent d’ajouter une expérience d’emploi concrète à leur feuille de route.

Dans le cadre d’un cours nommé Passion agriculture, les étudiants doivent aussi réaliser un stage d’observation de trois demi-journées au terme duquel ils sont appelés à faire part de leurs observations.

Été comme hiver

Au Cégep régional de Lanaudière à Joliette, la formule alternance travail-études prévaut également. Un stage estival, qui ne comporte pas de crédits reliés aux cours, permet aux étudiants de travailler durant un minimum de huit semaines à une ferme de leur choix.

« Durant ce stage, certains travaillent jusqu’à 12 semaines chez le producteur », note l’enseignant Sylvain Bélisle. À cela s’ajoutent une ou deux demi-journées d’observation qui ont lieu durant l’hiver. Ces moments donnent l’occasion aux étudiants d’aller à la rencontre du producteur et de voir la ferme et l’environnement de travail, dans le but de savoir s’ils seront heureux d’aller y travailler l’été suivant.

Si le stage de première année permet aux jeunes de mieux identifier et préciser leurs intérêts professionnels, celui de deuxième année contribue à rapprocher ces mêmes étudiants de leurs rêves. Ainsi, selon Sylvain Bélisle, il arrive fréquemment que des stages de deuxième année se concluent par une embauche. « Les étudiants se font souvent dire : “Si tu veux, lorsque tu auras terminé ton stage, tu t’en viens travailler avec nous!” »