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Depuis de nombreuses années, la résistance aux pesticides est au cœur des préoccupations des experts québécois en phytoprotection. Crédit photo : Pixabay

Depuis de nombreuses années, la résistance aux pesticides est au cœur des préoccupations des experts québécois en phytoprotection. Crédit photo : Pixabay

Un plan de phytoprotection, est-ce nécessaire?

Depuis quelques années, l’OAQ fait la promotion du plan de phytoprotection. Plusieurs d’entre vous, tant les agronomes que les producteurs, se disent : « Encore de la paperasse inutile! » Or, la préparation du plan de phytoprotection se compare aux discussions que vous avez avec l’entrepreneur choisi pour construire un nouveau bâtiment dans votre ferme : garage, entrepôt à machinerie, étable ou autre.

Accepteriez-vous qu’il entame les travaux de construction et qu’il vous fasse dépenser des milliers de dollars sans vous fournir un devis précis et un budget pour la réalisation de ce projet?

Le plan de phytoprotection est un exercice rigoureux de planification et s’il est bien conçu, il devrait permettre la préparation d’un ensemble précis de démarches à mettre en œuvre de l’achat des semences à la saison des récoltes. Il s’agit de bâtir un plan d’action et des devis qui vous donneront la possibilité de planifier votre saison de culture. Certains d’entre vous souligneront que ce qui est prévu en automne et en hiver n’est pas nécessairement ce qui se fera au printemps : dame Nature ne collabore pas toujours lors de la saison des semis. Un plan bien préparé est appuyé par l’historique des cultures et des problèmes phytosanitaires observés à la ferme, lesquels permettront d’adapter les recommandations aux changements de dernière minute.

Même avec les meilleurs outils et une planification rigoureuse, il est malheureusement impossible de tout prévoir : insectes et maladies fongiques s’invitent dans vos champs sans votre permission. Pour faire face à cette situation et à l’aide des informations contenues dans le plan, une recommandation faite à la suite de l’identification de l’ennemi et de l’intensité de l’infestation donnera la chance d’en contrôler les dommages.

Un problème inquiétant s’est manifesté dans nos fermes du Québec au cours des dernières années : la résistance des ennemis des cultures aux pesticides. Depuis de nombreuses années, ce phénomène est au cœur des préoccupations des experts québécois en phytoprotection. Ce n’est pas un problème unique au Québec et cela doit être pris très au sérieux. Un plan de phytoprotection préparé par un expert minimisera ce risque tout en vous assurant d’une protection adéquate de vos cultures.

L’usage de pesticides est sous la loupe des médias et de divers groupes de pression. Il est donc essentiel que les pesticides utilisés au cours de la saison prochaine le soient de façon judicieuse pour réduire au minimum leurs impacts sur votre santé, celle de vos employés et sur l’environnement, et pour protéger les insectes pollinisateurs.

Le plan de phytoprotection est une démarche où un agronome ayant l’expertise en phytoprotection vous accompagne pour vous permettre de respecter vos objectifs de production et de minimiser l’impact négatif des pesticides. L’OAQ encadre la pratique professionnelle des agronomes pour s’assurer de la qualité de leur démarche professionnelle et de leurs compétences en phytoprotection. Consultez un agronome pour votre plan de phytoprotection.  

Répertoire des agronomes

Complètement en bas de la page d’accueil du site Web de l’Ordre des agronomes du Québec à oaq.qc.ca, les producteurs peuvent trouver un agronome selon l’expertise nécessaire et leur région géographique en cliquant sur le bouton Recherchez.

Michel Duval, agr., président de l’Ordre des agronomes du Québec