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Les étudiantes et étudiants de Technologie des procédés et de la qualité des aliments (TPQA) ayant participé au projet École des grands du Cégep régional de Lanaudière à Joliette. Photo : gracieuseté du Cégep régional de Lanaudière à Joliette

Les étudiantes et étudiants de Technologie des procédés et de la qualité des aliments (TPQA) ayant participé au projet École des grands du Cégep régional de Lanaudière à Joliette. Photo : gracieuseté du Cégep régional de Lanaudière à Joliette

La transformation alimentaire : un domaine d’avenir

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière l’importance de plusieurs secteurs d’activité dont l’impact était peu perçu par la majorité des gens. Le domaine de la santé a évidemment été salué à plusieurs reprises, et pour cause. On a aussi souligné le travail effectué dans les domaines de l’agriculture, des transports, de la distribution alimentaire, de la fabrication d’équipements médicaux ainsi que plusieurs autres contribuant quotidiennement à maintenir la viabilité de l’ensemble de la population québécoise. Il existe pourtant un secteur méconnu de notre économie qui permet à la population de consommer des aliments de qualité en quantité suffisante : celui de la transformation alimentaire.

Des procédés de fabrication contrôlés

La transformation alimentaire est en fait le prolongement des matières premières issues de notre agriculture et de nos élevages. Ce domaine apporte de la valeur ajoutée à notre alimentation en diversifiant l’offre de produits, de plus en plus grande, tout en répondant aux besoins exprimés par les consommateurs d’aujourd’hui.

L’agriculture demeure un élément de notre société que nous devons préserver. Cependant, ce fleuron québécois ne saurait satisfaire les besoins de la population sans qu’il y ait des procédés de fabrication contrôlés qui permettent une transformation de ces matières premières agricoles en aliments que nous consommons quotidiennement.

Ce sont ces aliments qui sont distribués et placés sur les étalages de nos marchés d’alimentation. Ils sont obtenus par l’utilisation de matières premières conformes soumises à des procédés de fabrication et à un contrôle de la qualité permettant d’assurer une consommation sécuritaire.

Qu’il s’agisse de l’appertisation des fruits ou des légumes, de la transformation du lait en différents produits laitiers, de la fabrication de charcuteries ou même de la fabrication de pain, ces procédés demandent une connaissance appliquée et une rigueur dans le contrôle des produits qui en sont issus.

Nouvelles tendances alimentaires

La société évolue et le comportement des consommateurs aussi. La pandémie a sensibilisé la population à la sécurité alimentaire, à l’importance d’acheter local et à la réduction des pertes alimentaires. Nous constatons que les jeunes arrivent dans nos classes-usines ou dans nos laboratoires du Complexe agroalimentaire du Cégep à Joliette avec un intérêt grandissant pour les produits « sans » (sel, gras, gluten, sucre transformé, etc.), les nouvelles sources de protéines, les produits santé prêts à manger, les aliments à base de cannabis, les produits de type végane, lactofermentés, etc.

Bref, toutes ces nouvelles tendances demandent le développement des connaissances dans le domaine de la transformation alimentaire afin d’offrir des produits de qualité, qui répondent aux besoins des consommateurs tout en respectant la réglementation.

C’est un domaine que nous devons préserver et encourager si nous souhaitons favoriser notre autonomie alimentaire!

Nathalie Nadeau, enseignante et coordonnatrice du département Technologie des procédés et de la qualité des aliments du Cégep régional de Lanaudière à Joliette
Nelson Toupin, enseignant au programme Technologie des procédés et de la qualité des aliments du Cégep régional de Lanaudière à Joliette