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Ophelia Sarakinis produit des fraises fraîches à l’intérieur toute l’année, sans pesticides. Photo : Gracieuseté d’Ophelia Sarakinis

Ophelia Sarakinis produit des fraises fraîches à l’intérieur toute l’année, sans pesticides. Photo : Gracieuseté d’Ophelia Sarakinis

Innovation et entrepreneuriat : produire des fraises à l’intérieur

Une idée farfelue est parfois le début d’une belle histoire. C’est exactement ce qui est arrivé à Ophelia Sarakinis, fondatrice de Vertité, une entreprise agricole située à Montréal qui produit des fraises à l’intérieur toute l’année.

« L’idée d’un gratte-ciel rempli de fraises m’est venue alors que j’étudiais au Collège Macdonald, se rappelle Ophelia. C’était une idée folle au début, mais cela m’a permis de m’intéresser à la production intérieure de fraises. »

Pendant ses études, Ophelia a développé son plan d’affaires et testé des cultures dans le garage de la résidence familiale sur l’île de Montréal. C’est à ce moment-là qu’elle a compris que son idée était réalisable.

Culture hydroponique sur supports verticaux

Ophelia a obtenu son diplôme du programme de Gestion et technologies d’entreprise agricole (GTEA) en 2019; son plan d’affaires lui a d’ailleurs valu le prix Banque Nationale pour l’innovation. Peu de temps après avoir terminé ses études, elle a démarré son entreprise, une installation de 400 pieds carrés qui produit des fraises locales, sans pesticides et en culture hydroponique, sur des supports verticaux Zipgrow dans un garage souterrain situé à Kirkland, dans l’Ouest-de-l’Île. Les installations fournissent un milieu idéal pour la production intérieure de fraises. Mis à part la récolte, le dépistage et les semis, le système entièrement automatisé contrôle l’humidité relative, la température, l’éclairage, le niveau de CO2, le déficit en pression vapeur et la pollinisation.

La première récolte d’Ophelia a été entièrement écoulée au marché fermier en mars dernier. « Ç’a été un défi lorsque les marchés publics ont fermé à cause de la COVID-19, dit-elle. Nous avions de très bons rendements et des fraises excellentes, mais nulle part où les vendre, alors nous avons modifié notre modèle d’affaires pour faire la livraison directement chez les consommateurs. »

En amour avec l’agriculture

Comme un nombre croissant d’étudiants dans les programmes agricoles, Ophelia n’a pas grandi dans une ferme. Toute jeune, elle a cependant été exposée à l’agriculture et rêvait d’avoir une ferme. À l’adolescence, elle a été bénévole avant de travailler à la ferme du Cap-Saint-Jacques.

« Je suis tombée en amour avec l’agriculture, mais je savais qu’il me manquait beaucoup de connaissances et que j’aurais besoin d’une formation avec des bases solides avant de démarrer mon entreprise. J’applique quotidiennement les choses apprises en classe. Le programme de GTEA m’a donné toutes les compétences en gestion dont j’avais besoin pour gérer une entreprise agricole, de la gestion financière à la gestion des bâtiments. »

Présentement, Ophelia se consacre à sa production et à la promotion de sa marque. Elle vient de lancer son site Internet et est heureuse de vivre son « rêve un peu fou » d’être productrice agricole. Elle travaille à augmenter son rythme de production afin d’atteindre 500 livres de fraises par semaine en 2021.

« Lorsqu’on grandit en ville, l’agriculture semble rarement une opportunité de carrière désirable, mais c’est un choix extrêmement valorisant. Le programme [d’étude] a été essentiel à qui je suis devenue et je ne serais pas où j’en suis aujourd’hui sans cette expérience », conclut-elle. 

Caitlin MacDougall, agente de liaison au campus Macdonald de l’Université McGill
Inspiré d’une publication originale écrite par Andrew McClelland du
Quebec Farmers Advocate