Par temps chaud, les animaux ont tendance à diminuer leur consommation volontaire de matière sèche.

Par temps chaud, les animaux ont tendance à diminuer leur consommation volontaire de matière sèche.

Impact du stress thermique en production laitière

Le stress thermique a des répercussions importantes, et ce, plusieurs jours après la période de chaleur. Aux États-Unis, on estime que les effets de ce stress coûtent entre 897 M$ et 1,5 G$ par année à l’industrie laitière.

De notre côté, même si nous avons parfois l’impression que l’été n’arrivera jamais, le stress thermique est également bel et bien réel dans notre climat. Comme les impacts de ce stress sont multiples, votre agronome est la personne ressource pour vous guider afin d’éviter tout problème durant la période estivale.

Moins de nutriments ingérés

Par temps chaud, les animaux ont tendance à diminuer leur consommation volontaire de matière sèche. Puisque la digestion engendre une production de chaleur, il est normal que la bête limite sa consommation afin de ne pas empirer sa situation. Évidemment, cela a comme impact direct de baisser les rendements laitiers ainsi que les composantes, car moins de nutriments sont ingérés par l’animal.

Quant au pourcentage de gras du lait, il est entre autres réduit en raison de la modification de la fermentation du rumen par des changements de régime et un taux de passage altéré dans le tube digestif. Une diminution du transit digestif peut également causer un problème d’acidose, car la production d’acide dans le rumen est accrue.

En modifiant le bilan énergétique, le stress thermique peut également diminuer la performance de reproduction des bovins laitiers, les concentrations d’hormones reproductives et le taux de survie des embryons.

Impact important sur l’immunité

Il a aussi été établi que le stress thermique avait un impact important sur l’immunité, en réduisant l’efficacité des cellules immunitaires. Il est donc à prévoir qu’une hausse du comptage leucocytaire et de l’incidence des mammites au sein du troupeau se fasse sentir si aucune stratégie n’est mise en place.

De plus, assurer un bon approvisionnement en eau et nourrir les animaux durant les périodes plus fraîches de la journée aideront assurément à prévenir une baisse de productivité. N’hésitez donc pas à consulter les professionnels autour de vous.

Définition de stress thermique

Comment savoir si nos animaux vivent un stress thermique? Plusieurs facteurs sont à considérer, notamment la température ambiante, mais également l’humidité. La température rectale ainsi que le nombre de respirations par minute sont aussi à prendre en compte.

Plusieurs outils à portée de main

Votre conseiller en production laitière détient plusieurs outils afin d’aider votre troupeau à passer au travers de ce stress sans trop de répercussions sur les performances. Que ce soit l’augmentation de la densité énergétique et protéique de la ration, ou l’utilisation d’une levure, d’un immunomodulateur ou d’un agent tampon de qualité, il existe plusieurs stratégies à mettre en place pour minimiser les impacts du stress thermique sur votre troupeau laitier.

Gabrielle L. Dumas, agr., DCL nutrition + santé animale