fbpx
Des prises de température régulières durant la saison ont montré une nette réduction de la température diurne aux alentours des bacs de cultures, témoignant ainsi de l’effet bénéfique de ces derniers. Photo : Gracieuseté de Samira Chbouki

Des prises de température régulières durant la saison ont montré une nette réduction de la température diurne aux alentours des bacs de cultures, témoignant ainsi de l’effet bénéfique de ces derniers. Photo : Gracieuseté de Samira Chbouki

Des bacs potagers pour contrer les îlots de chaleur

Dans l’optique de contrer les îlots de chaleur, un projet de bacs potagers a été réalisé dans le stationnement du cégep à Joliette durant l’été 2019. Outre le fait d’atténuer les effets des îlots de chaleur provenant des surfaces asphaltées durant la période estivale, le projet visait aussi la sensibilisation de la communauté aux bonnes pratiques de l’agriculture urbaine et de l’autonomie alimentaire. Les cultures en bacs présentent de nombreux avantages, comme la flexibilité de leur emplacement et les faibles coûts de leur installation.

La mise sur pied des bacs

Les bacs potagers surélevés ont été confectionnés avec du bois de pruche résistant à la pourriture. L’intérieur a été tapissé d’une membrane géotextile épaisse. Remplis d’un mélange de terreau et de compost, ces bacs étaient placés stratégiquement dans le stationnement de manière à ne pas réduire le nombre de places disponibles. Afin d’augmenter la biodiversité dans les bacs, plusieurs espèces étaient cultivées, comme les plantes légumières, les plantes aromatiques et les fines herbes. Des plantes florales ont été introduites pour attirer les pollinisateurs. Des engrais biologiques ont été ajoutés aux cultures et les étudiants se sont occupés de l’irrigation durant toute la saison.

Autocueillette et irrigation

Dans le souci d’assurer le rôle social du projet, la production a été mise à la disposition de la communauté pour autocueillette. À la fin de la saison, les bacs ont été ensemencés avec un engrais vert et du compost a été ajouté dans le but d’augmenter le taux de matière organique du substrat de culture. L’irrigation était le plus grand défi auquel ont été confrontés les participants à ce projet. En effet, les bacs étaient exposés aux températures élevées dans le stationnement, ce qui causait un assèchement rapide du substrat et augmentait les besoins en eau des plantes cultivées.

Tous les objectifs du projet ont été atteints. Des prises de température régulières durant la saison ont montré une nette réduction de la température diurne aux alentours des bacs de cultures, témoignant ainsi de l’effet bénéfique de ces derniers. Chaque année, des bacs seront ajoutés afin d’atteindre les objectifs de réduction des effets des îlots de chaleur dans le stationnement du cégep et ainsi sensibiliser la communauté aux bonnes pratiques de l’agriculture urbaine. Ce projet a également joué un rôle éducatif en initiant les enfants du camp d’été aux plaisirs de l’horticulture. 

Samira Chbouki, enseignante-chercheure et coordonnatrice du centre de recherche Bio.Enviro.In au Cégep régional de Lanaudière à Joliette