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Le poids que l’on met sur le cheval doit convenir aux capacités de l’animal. Plusieurs facteurs sont à prendre en considération, tels que les habiletés techniques du cheval et celles du cavalier, le gabarit et la morphologie de l’animal, son état de santé et le travail qui lui est demandé. Photo : Gracieuseté de l’Institut de technologie agroalimentaire

Le poids que l’on met sur le cheval doit convenir aux capacités de l’animal. Plusieurs facteurs sont à prendre en considération, tels que les habiletés techniques du cheval et celles du cavalier, le gabarit et la morphologie de l’animal, son état de santé et le travail qui lui est demandé. Photo : Gracieuseté de l’Institut de technologie agroalimentaire

À dos de cheval! (2e partie)

Souvenons-nous que le dos du cheval n’est pas conçu pour porter un cavalier. La pratique de l’équitation peut induire des douleurs au dos de l’animal, mais heureusement, plusieurs gestes peuvent être posés pour prévenir cette situation.

Dans la première partie publiée le 18 novembre, nous avons présenté le travail en rondeur, qui favorise une juste utilisation du dos, par rapport au travail nuisible avec un dos en creux. Nous aborderons maintenant le positionnement du cavalier et l’ajustement de la selle.

Le positionnement du cavalier : bas de jambe en place et assiette

Lorsque le cavalier positionne ses pieds plus en avant que son propre siège, on dit qu’il est assis en chaise. Dans cette position, au trot enlevé (alternance des positions assise et debout au trot), la personne redescend plus brusquement sur le dos du cheval, par perte d’équilibre. Cette arrivée brusque dans la selle cause de l’inconfort, voire de la douleur au cheval.

L’assiette se caractérise par une façon de faire que développent les cavaliers pour ajuster harmonieusement leurs hanches aux mouvements du cheval. Tous les cavaliers doivent se soucier du bon établissement de leur assiette. Il est facile d’imaginer les douleurs que le cavalier peut engendrer s’il rebondit sur le dos de sa monture.

Plusieurs exercices sont à la portée des cavaliers pour bien établir leur position sur le cheval et ainsi devenir plus faciles à transporter. Les entraîneurs d’équitation peuvent d’ailleurs les guider à ce sujet.

L’ajustement de la selle et le poids à transporter

La selle doit convenir tant au cavalier qu’au cheval qui la porte. Si une personne monte plusieurs chevaux, sa selle ne conviendra pas à chacun d’eux de manière automatique. Des vérifications s’imposent.

Tout d’abord, l’arçon, c’est-à-dire la structure de base à l’intérieur de la selle, doit être en bon état. Il protège le dos du cheval des mouvements parfois maladroits du cavalier. Il est facile de vérifier un arçon au moment de manipuler une selle. La selle doit aussi être en parfait équilibre sur le cheval, le pommeau – la partie avant de la selle – à la même hauteur que le troussequin – la partie arrière.

L’espace entre les panneaux, sous la selle, doit permettre de bien dégager la colonne vertébrale de l’animal. Le garrot doit aussi être dégagé et la pression sur les épaules doit être répartie uniformément. Enfin, la selle ne doit pas être trop longue et s’étendre vers la croupe, ce qui risque aussi de blesser le dos du cheval.

Le poids que l’on met sur le cheval doit convenir aux capacités de l’animal. À ce sujet, plusieurs facteurs sont à prendre en considération, tels que les habiletés techniques du cheval et celles du cavalier, le gabarit et la morphologie de l’animal, son état de santé et le travail qui lui est demandé.

Monter à cheval procure un grand plaisir, mais implique aussi plusieurs responsabilités. Les professionnels peuvent guider les adeptes d’équitation dans la pratique de cette activité. L’œil avisé d’un entraîneur n’a pas de prix, tout comme le suivi vétérinaire. En cas de besoin, un cheval peut aussi bénéficier de soins de massothérapie, d’acupuncture et d’ostéopathie équine. 

Julie Boulin, professeure en techniques équines
Institut de technologie agroalimentaire, Campus de La Pocatière


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