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Photo : Archives/TCN

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Valeur des terres agricoles en 2020 : un marché solide et stable

Le marché des terres agricoles du Canada est demeuré solide et stable pendant une année marquée par les turbulences économiques causées par la pandémie de COVID-19, selon le dernier rapport Valeur des terres agricoles de Financement agricole Canada (FAC).

La valeur moyenne des terres agricoles du Canada a augmenté de 5,4 % en 2020. Cette hausse est légèrement supérieure à l’augmentation de 5,2 % enregistrée en 2019.

Au Québec, la valeur moyenne des terres agricoles a augmenté de 7,3 % en 2020, après avoir progressé de 6,4 % en 2019 et de 8,3 % en 2018.

La plus forte hausse de la valeur moyenne des terres agricoles a été observée dans la région de l’Estrie, qui a connu une hausse de 32,4 %, suivie des régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Bas-Saint-Laurent, avec des augmentations respectives de 19,5 % et de 18,1 %. Ces fortes hausses s’expliquent soit par la faiblesse de la valeur des terres agricoles dans ces régions, soit parce qu’il y a eu peu d’activités au sein du marché au cours des dernières années.

La terre est l’actif le plus important de toute exploitation ­agricole et, à ce titre, le marché des terres agricoles est un bon baromètre pour mesurer la vigueur de l’agriculture canadienne. Même si nous avons traversé une année particulièrement volatile, le revenu agricole s’est amélioré en général et la demande globale de terres agricoles est restée vigoureuse tout au long de 2020.

La valeur moyenne des terres agricoles a grimpé chaque année au pays depuis 1993; toutefois, de 2011 à 2015, les hausses ont été plus prononcées dans de nombreuses régions. Depuis, le Canada connaît des croissances plus modestes (moins de 10 %) de la valeur moyenne des terres agricoles.

La pandémie a fait ressortir l’importance de disposer d’un plan de gestion du risque exhaustif qui englobe tous les secteurs de risque. Compte tenu de l’incertitude de l’environnement économique, FAC recommande aux agriculteurs, aux éleveurs et aux transformateurs alimentaires de continuer d’évaluer en détail leurs investissements. 

Jean-Philippe Gervais, PhD, Vice-président et économiste en chef, Financement agricole Canada