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Le mois d’août n’est pas surchargé par les travaux aux champs, ce qui permet de planifier l’application de chaux et d’éléments nutritifs selon l’analyse de sol et de maximiser les chances de faire un semis de qualité. Photo : Gracieuseté

Le mois d’août n’est pas surchargé par les travaux aux champs, ce qui permet de planifier l’application de chaux et d’éléments nutritifs selon l’analyse de sol et de maximiser les chances de faire un semis de qualité. Photo : Gracieuseté

Semer ses fourragères au mois d’août

Bon an mal an, de plus en plus de producteurs se tournent vers le mois d’août pour établir leurs prairies. C’est une technique qui gagne du terrain. Que ce soit après la récolte d’une céréale de printemps ou d’automne, ou même après une prairie affectée par le gel hivernal, il est possible d’implanter une nouvelle prairie l’été ou plus précisément au mois d’août.

Pourquoi certains producteurs préfèrent-ils les semis d’été?

Comme les semences sont semées à une profondeur de 0,5 à 1 cm, elles ont besoin d’humidité pour germer et pour développer leur système racinaire. Durant cette période de l’année, il y a généralement plus d’humidité apportée par les rosées dues aux écarts de température et les semences sont moins affectées par les journées chaudes. De plus, le mois d’août n’est pas surchargé par les travaux aux champs, ce qui permet de planifier l’application de chaux et d’éléments nutritifs selon l’analyse de sol et de maximiser les chances de faire un semis de qualité. Cette technique s’applique très bien au semis direct. Les mauvaises herbes sont moins présentes durant cette période, ce qui permet de les contrôler plus facilement et de réduire les passages aux champs. La prairie a le temps de s’établir, entraînant une première coupe avec plus de rendement le printemps suivant. Cela permet aussi de limiter l’érosion des sols avec un couvert végétal pour passer l’hiver.

Les facteurs de réussite

  • Semer sans plante abri;
  • Semer la luzerne six semaines avant un gel mortel afin qu’elle soit en mesure de survivre à l’hiver;
  • Semer sur un sol ferme et faire attention de ne pas trop le travailler en profondeur pour éviter d’assécher inutilement le terrain;
  • S’assurer d’un bon contact sol/semences pour favoriser la germination. Les chances de réussite seront optimisées si l’humidité du sol est au rendez-vous.

Voilà une belle façon de maximiser ses chances de succès pour l’établissement des plantes fourragères, répartir le risque et s’assurer des rendements de qualité. 

Eric Desrosiers, Semsolutions inc.