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De façon générale, dans la plupart des régions, les récoltes de plantes fourragères ont donné des rendements impressionnants en quantité et en qualité cet été, ce qui a permis de regarnir les réserves, malmenées par plusieurs saisons décevantes. Photo : Archives/TCN

De façon générale, dans la plupart des régions, les récoltes de plantes fourragères ont donné des rendements impressionnants en quantité et en qualité cet été, ce qui a permis de regarnir les réserves, malmenées par plusieurs saisons décevantes. Photo : Archives/TCN

Que faut-il retenir de cette saison 2021?

Évidemment, peu importe à qui nous nous adressons, dans quelle région du Québec nous résidons ou quelle est notre occupation, les conditions climatiques sont au cœur de nos discussions et de nos préoccupations. Depuis des millénaires, la vie des humains est rythmée par les saisons, les aléas du temps chaud, froid, de la pluie, de la sécheresse, du vent. Et ça fait partie de nos discussions, de ­l’arrière-pays jusque dans les rues des métropoles.

Alphonse Pittet

Alphonse Pittet

Dans nos prairies, nos pâturages, nos champs, nous sommes aux premières loges pour reconnaître que nous avons ressenti toute une gamme d’émotions : printemps hâtif, gel tardif, sécheresse, averses irrégulières, chaleurs excessives, automne mémorable. Et pourtant, dans la plupart des régions, les coupes de foin ont donné des rendements impressionnants en quantité et en qualité. Il était plus que temps de bâtir les réserves, malmenées par plusieurs saisons décevantes. Une ombre au tableau : nos confrères et consœurs des provinces de l’ouest du pays font face aux conséquences d’une grave sécheresse.

Les répercussions des changements climatiques nous concernent toutes et tous. Le secteur des plantes fourragères est interpellé. À juste titre d’ailleurs, car les fourrages et les pâturages sont les produits de plantes pérennes qui ont un potentiel de séquestration de gaz à effets de serre (GES). Les administrateurs du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF), avec des moyens limités, rappellent à toutes les occasions que notre secteur d’activité fait partie de la solution.

Serge Pageau, agent de développement du secteur des plantes fourragères, est en poste depuis une année. La somme des démarches entreprises et des dossiers en attente sur son bureau démontre à quel point le secteur a besoin d’une permanence. Avec davantage de soutiens financiers et de personnes intéressées par la cause, le CQPF pourrait faire plus et mieux. Nous avons besoin de forces vives.

Tout au long de la saison, les chroniques du CQPF ont démontré l’effervescence de la production fourragère. Nous le devons à vous, dévoués chroniqueurs et chroniqueuses.

Merci, à la prochaine saison. 

Alphonse Pittet, président du Conseil québécois des plantes fourragères