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Quoi de mieux que les plantes fourragères pour maximiser la santé des sols? Avec elles, le sol s’organise tout naturellement de la surface vers la profondeur, ce qui lui permet de se régénérer. Photo : Archives / TCN

Quoi de mieux que les plantes fourragères pour maximiser la santé des sols? Avec elles, le sol s’organise tout naturellement de la surface vers la profondeur, ce qui lui permet de se régénérer. Photo : Archives / TCN

La culture fourragère pour la qualité des sols

Pourquoi choisit-on l’agriculture? Pour nos racines familiales? Pour nos enfants? Pour le profit? Pour nourrir le monde? Pour contribuer à la santé et au bien-être des consommateurs? Par passion de l’élevage? De la machinerie? Et si c’était tout simplement pour… protéger le sol?

En effet, en le protégeant et en lui offrant la meilleure santé possible, on s’assure du même coup de meilleurs rendements en quantité et en qualité. Et de ce fait, c’est la réponse à toutes ces motivations de pratiquer l’agriculture!

Pour conserver un sol en santé, une simple règle à suivre : le couvrir et le nourrir en tout temps.

Comment y arriver?

Maintenir un couvert en surface et dans le sol

Les résidus et les plantes protègent contre l’impact des pluies battantes et aident à l’infiltration de l’eau. La présence de racines vivantes favorise l’activité de la faune et la flore microbienne, ce qui a un effet direct sur la structure du sol.

Repenser la rotation

Une rotation signifie au moins trois cultures et non deux, ce qui serait une simple alternance. La rotation offre des avantages mesurables.

Éliminer le travail du sol

En laissant les vers de terre jouer leur rôle, on s’assure de conserver le sol en meilleure santé et de réduire drastiquement les coûts.

Comprendre et intégrer les fumiers

Personne ne peut nier les bienfaits de cette « nourriture ». Le défi est de savoir les épandre au bon moment avec des équipements ajustés.

Quoi de mieux que les plantes fourragères pour maximiser la santé des sols? Avec elles, le sol s’organise tout naturellement de la surface vers la profondeur, ce qui lui permet de se régénérer. Les légumineuses sont structurantes et nourrissent l’activité biologique, alors que les graminées valorisent efficacement les apports d’engrais organiques. Les deux travaillent de façon complémentaire.

Toutefois, ces bienfaits ne doivent pas être tenus pour acquis : le choix et la gestion des plantes fourragères doivent demeurer une préoccupation constante.

Le défi? Prioriser des plantes qui travailleront à tous les niveaux du sol, attirant la plus grande diversité biologique, facilitant la gestion des fumiers et produisant des fourrages de qualité. 

Odette Ménard ing. et agr., Conseillère en conservation des ressources sol et eau, MAPAQ de la Montérégie