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Une fertilisation équilibrée en potassium est un gage de longévité des fourrages. Crédit photo: Archives TCN

Une fertilisation équilibrée en potassium est un gage de longévité des fourrages. Crédit photo: Archives TCN

Importance du potassium et du soufre dans les cultures fourragères

Aujourd’hui, la production fourragère doit viser non seulement l’obtention de rendements élevés, mais aussi, et surtout, des récoltes de meilleure qualité. Une bonne gestion du potassium et du soufre peut vous permettre d’atteindre cet objectif.

Le potassium joue un rôle d’activateur de plusieurs enzymes et régularise la teneur en eau des cellules. Il est impliqué dans la formation, le transport et l’entreposage des sucres dans les cellules. Il favorise ainsi la résistance au stress hydrique, au froid et aux maladies. Une fertilisation équilibrée en potassium est un gage de longévité des fourrages. Toutefois, un excès de potassium accroît le risque de tétanie d’herbage.

Le soufre est une composante des protéines des plantes. Des carences en potassium et en soufre induisent une baisse de l’efficacité de l’azote qui, à son tour, fait chuter la valeur protéique des fourrages. Dans le sol, le soufre est sous forme organique non assimilable par la plante. La minéralisation étant lente sous nos conditions froides, un apport de sulfate est recommandé au printemps en reprise de la végétation pour mieux valoriser le soufre et minimiser son lessivage.

L’apport de potassium peut être réalisé au printemps. En cas d’apport massif, le fractionnement est recommandé. Un apport à l’automne accroîtra la résistance au froid. Les doses de potassium et de soufre dépendent de la composition botanique, du rendement espéré et des quantités disponibles dans le sol. Des analyses de fourrage et de sol sont nécessaires pour planifier une fertilisation ajustée et ainsi choisir des fertilisants adaptés à votre exploitation.

Régis Baziramakenga, Agro-100