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Fréquence de récolte des plantes fourragères

La fréquence de coupe affecte le rendement, la valeur nutritive et la persistance des plantes fourragères. C’est pourquoi elle doit être déterminée en fonction de la situation et des besoins de chaque exploitation. Malheureusement, il n’y a pas de façon de faire unique et applicable à tous. Il y a toutefois quelques grands principes qui peuvent aider à prendre des décisions.

Les fauches fréquentes peuvent avoir un effet positif sur la valeur nutritive puisque la récolte se fait à un stade plus jeune. À la première coupe, chaque jour de retard avant de procéder à la récolte entraîne une diminution de la digestibilité d’environ 0,5 unité de pourcentage.

Les fauches fréquentes et les récoltes effectuées à un stade de développement trop hâtif occasionnent toutefois une baisse graduelle du rendement saisonnier et du peuplement des plantes fourragères. Cela s’explique par la diminution des réserves nutritives des plantes, qui les rend plus chétives et plus sensibles aux maladies.

Par exemple, des récoltes de luzerne réalisées au stade boutons floraux, et donc à des intervalles courts, causent une baisse du rendement annuel par rapport à des coupes faites au stade début floraison.

Les fauches effectuées à une hauteur de 5 à 7 cm et à intervalles de 6 ou 7 semaines permettent aux espèces fourragères de restaurer leurs réserves nutritives et de repousser avec vigueur. De façon générale, il est recommandé de récolter les graminées au stade début épiaison et les légumineuses au stade début floraison. Même si l’on observe qu’au stade végétatif la valeur nutritive est la plus élevée, la récolte à un stade plus avancé peut être profitable en fonction des besoins de maximiser les rendements, de réduire les coûts de récolte et d’assurer une persistance maximale et une vitesse de séchage optimale.

 

Gilles Bélanger, Agriculture et Agroalimentaire Canada