Les facteurs qui influencent la teneur en gras des fourrages

Les teneurs en gras brut des fourrages sont parfois élevées, dépassant 4 % de la matière sèche. Des chercheurs du Québec ont donc étudié l’effet des facteurs suivants sur les acides gras totaux (AGT).

1 – Espèces et cultivars

Ils ont évalué huit graminées et quatre légumineuses. Chez les graminées, c’est le ray-grass annuel qui remporte la palme, alors que le brome des prés est bon dernier. Chez les légumineuses, c’est le trèfle blanc qui gagne, tandis que la luzerne ferme la marche. Ils ont observé peu de différences entre les cultivars étudiés.

2 – 1re ou 2e coupe

Dans ce cas, ils ont étudié quatre espèces (dactyle, fléole des prés, luzerne et trèfle rouge) qu’ils ont coupées le 14 juin et le 20 juillet. Dans tous les cas, à l’exception de la luzerne, ils ont observé des teneurs plus élevées dans la deuxième coupe. Cela s’explique par le fait que les gras se trouvent dans les feuilles et que les graminées sont plus feuillues à la deuxième coupe.

3 – Maturité

Les auteurs ont récolté de la fléole des prés au stade élongation des tiges, début épiaison, fin épiaison et début floraison. Et les concentrations en AGT obtenues ont diminué avec la maturité de la plante. Encore une fois, la proportion de feuilles serait en cause. 

4 – Fertilisation en N et P

Ils ont soumis la fléole des prés à deux niveaux d’azote (0 vs 120 kg N/ha) et de phosphore (0 vs 45 kg P/ha) appliqués au printemps. La fertilisation azotée a permis une augmentation de 26 % des AGT, alors que le phosphore n’a pas eu d’effet.

5 – Méthode de conservation

Les auteurs ont conclu que le préfanage avant la mise en silo entraîne une diminution importante des teneurs en AGT des fourrages. 

Conclusion : plusieurs facteurs peuvent faire varier la teneur en gras des fourrages. 

Robert Berthiaume, agr.