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Le ray-grass (annuel ou vivace) est riche en sucre fermentescible et peut servir de plante-abri, mais est de courte durée (2-3 ans). Photo : Archives/TCN

Le ray-grass (annuel ou vivace) est riche en sucre fermentescible et peut servir de plante-abri, mais est de courte durée (2-3 ans). Photo : Archives/TCN

Des options de graminées autres que la fléole des prés

Tout le monde connaît bien la fléole des prés, aussi appelée « mil ». Cette graminée pousse très bien au Québec et, en fait, on la voit surtout dans la partie nord-est de l’Amérique du Nord étant donné sa préférence pour un climat frais et humide (faible masse racinaire).

Facile à semer, cette espèce a conquis les mélanges avec légumineuses semées dans la boîte à petites graines. Il existe toutefois d’autres graminées fourragères comme le brome, le dactyle, la fétuque, le festulolium, le ray-grass et l’alpiste roseau. Elles s’associent bien aux légumineuses et ont toutes des avantages intéressants.

Des avantages

Le brome (des prés, inerme ou hybride), notamment, maintient sa qualité après l’épiaison, possède un système racinaire à rhizomes et donne du volume à l’andain. Le dactyle est assez agressif, et donne un rendement égal sur trois coupes. La fétuque (élevée ou des prés) est moins hâtive que le brome; elle résiste assez bien à la sécheresse et repousse rapidement. Le festulolium est issu du croisement de la fétuque et du ray-grass. Il a un rendement élevé avec un système racinaire profond pour une meilleure tolérance à la sécheresse semblable au dactyle et à la fétuque élevée.

Le ray-grass (annuel ou vivace) est riche en sucre fermentescible et peut servir de plante-abri, mais est de courte durée (2-3 ans). Enfin, l’alpiste roseau est une plante qui s’adapte à beaucoup de situations telles que l’inondation et la sécheresse et qui, une fois passée sa lente implantation, devient quasi envahissante.

Et des inconvénients…

Cependant, on rencontre encore beaucoup d’insuccès dans l’implantation de ces graminées (surtout le brome). En effet, leurs semences légères, étroites et longues d’au moins 4 mm (excepté l’alpiste roseau) ne permettent pas d’être ensemencées dans la boîte traditionnelle à petites graines. On demande alors à l’agriculteur de les semer à part dans une boîte à bromes conçue à cet effet.

Le plus important est de contrôler la profondeur de semis à un maximum de 1,5 cm, de recouvrir de terre et de rouler. Attention, car l’incorporation de ces graminées aux céréales ne permet pas de bien contrôler la profondeur de semis et minimise les chances de succès. 

L’équipe du CQPF
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