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Bien que 2020 ait été parsemé de défis et d’embûches, nous avons réussi à en sortir grandis. Photo : Gracieuseté du CQPF

Bien que 2020 ait été parsemé de défis et d’embûches, nous avons réussi à en sortir grandis. Photo : Gracieuseté du CQPF

Bilan d’une année à oublier

Nous avons tous des années repères dans nos vies, des années marquantes, ancrées dans nos mémoires : une année de mariage, une année de décès, l’année de l’attaque du World Trade Center, l’année du départ des Expos de Montréal, etc.

Pas besoin de vous dire que 2020 restera à jamais gravée dans nos mémoires.

De nouveaux mots sont apparus dans notre jargon de tous les jours, notamment : pandémie, Zoom, télétravail, Teams, distanciation sociale et COVID-19. Le printemps 2020 était mal parti quant à lui pour le secteur des plantes fourragères.

Un printemps avec beaucoup de mortalité hivernale, une canicule de trois jours à la fin mai, de la neige en juin et des épisodes de grêle ont tous, tour à tour, affecté la production des récoltes de fourrages de la première coupe. Certaines parties du territoire québécois, très isolées, s’en sont quand même bien sorties.

Plusieurs efforts pour renflouer les stocks ont été réalisés par des ensemencements de fourrages alternatifs, de « ressemis » et de « sursemis ».

Malgré tout ce travail, les volumes entreposés sont demeurés très bas pour le début de l’été au Québec. Même constat observé dans les autres provinces du Canada, à l’exception de ­l’Ontario qui s’en est mieux tiré. Trop d’eau pour certaines régions de l’Alberta, des problèmes de sauterelles et de légionnaires en Saskatchewan et au Manitoba et de très faibles précipitations pour les Maritimes ont été, entre autres, recensées.

Un été avec de faibles quantités de pluie pour le Québec et une fin d’août sous les normales de températures ont accentué la problématique.

Des récoltes estivales acceptables, ou sous la moyenne, ont mené à un cocktail idéal pour créer une demande TRÈS forte de fourrages de toutes sortes!

Le foin de commerce a été et est toujours en très forte demande, de même que les fourrages de commodité.

Une année 2020 à oublier diront certains… Moi, je pense plutôt qu’il faut tirer des leçons de ce type d’année, amener des réflexions, « challenger » le modèle, tant à la ferme qu’en commercialisation.

Le conseil d’administration du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF) a dû revoir sa stratégie concernant la tenue des Journées à foin 2020. Le résultat est une nouvelle formule virtuelle, qui s’est conclue par un franc succès : quatre webinaires, répartis sur quatre soirées, dans la même semaine, portant sur différents sujets fort intéressants.

Nomination

Pour terminer, au nom du Conseil d’administration du CQPF, j’ai le plaisir d’annoncer la nomination de Serge Pageau au poste d’agent de développement du secteur des plantes fourragères. Ce projet est réalisé grâce à une aide financière du Programme de développement sectoriel, issu de l’accord Canada-Québec de mise en œuvre du Partenariat canadien pour l’agriculture.

À la lecture de ce texte, bien que 2020 ait été parsemé de défis et d’embûches… nous avons réussi à en sortir grandis. 

Jean-François Lemay, agr. Conseiller spécialisé en production laitière, Sollio Agriculture, vice-président du CQPF