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Bénéfices des légumineuses dans les rotations

L’introduction de légumineuses dans les rotations pourrait constituer une source importante d’azote pour les cultures et augmenter les rendements. Lors d’un essai, des légumineuses ont été semées en monoculture (soya, haricot sec, pois sec, vesce velue, luzerne et trèfle incarnat), en association avec du blé (vesce velue,
trèfle incarnat et pois fourrager) et en intercalaire avec du maïs (luzerne, trèfle incarnat et vesce velue). Des cultures de maïs et de blé ont servi de témoins.

Les quantités de biomasse végétative et d’azote qui ont été retournées au sol étaient très importantes pour certaines cultures, notamment dans les cas de la vesce velue et de la luzerne en monoculture, du blé et de la vesce velue en association et de la vesce velue en intercalaire avec du maïs, variant entre 2,5 et 6 t/ha de matière sèche et entre 70 et 131 kg/ha d’azote.

Afin de déterminer la contribution en azote des légumineuses enfouies au sol, des cultures de blé panifiable et de maïs-grain ont été semées à la suite de ces précédents culturaux avec ou sans apport d’engrais azoté. La contribution réelle des légumineuses a été évaluée en considérant les rendements du blé et du maïs obtenus dans les sols qui n’avaient pas été fertilisés en azote. En comparaison avec le sol sans légumineuses, les sols avec les légumineuses ont permis des augmentations de rendement en blé de 0,6 à 1 t/ha et de 1,3 à 3,2 t/ha pour le maïs.

Les légumineuses ont eu un impact positif important sur les rendements du blé et du maïs, dans l’ordre suivant (du bénéfice le plus grand au plus faible) : vesce velue, luzerne, blé/vesce, maïs/vesce et soya. Pour la vesce velue et la luzerne, l’équivalent en engrais azoté a été estimé à près de 60 kg N/ha.

Ce projet a été financé par le Programme canadien d’adaptation agricole (PCAA).

 

Adrien N’Dayegamiye, agr.
chercheur IRDA