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Une situation difficile à chiffrer

Il n’est pas simple de dresser un portrait précis des fermes de petite taille dans le tissu agricole québécois.

En tirant des estimations de la Base de données financières des exploitations agricoles canadiennes de Statistique Canada, la Direction recherches et politiques agricoles de l’Union des producteurs agricoles (UPA), a compilé un tableau qui donne une bonne idée du poids proportionnel de ce type de fermes.

Les fermes de petite taille sont définies comme celles générant moins de 50 000 $ de revenu brut. Les statistiques sont basées sur le nombre de producteurs et non sur celui des exploitations. De plus, ces chiffres ne tiennent pas compte des entreprises non constituées en société produisant moins de 10 000 $, ni de celles constituées en société dont le revenu brut est inférieur à 25 000 $.

Globalement, au Québec, un peu plus de 20 % des fermes tirent moins de 50 000 $ de leur production. C’est dans Lanaudière que l’on retrouve le plus faible pourcentage de fermes de petite taille, à 8 %, suivi de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec qui en comportent 12 %.

À l’inverse, dans la région de Gaspésie-Les Îles, où le calcul se base sur 220 producteurs, 41 % des entreprises agricoles récoltent moins de 50 000 $ de leur labeur. En Outaouais-Laurentides, 36 % des fermes sont de petite taille tout comme 29 % des exploitations du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord et 27 % de celles de l’Estrie.