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La conception de la planteuse automotrice a exposé le travailleur Esteban Sosa Robles au danger d’écrasement, estime la CNESST. Photo : Gracieuseté de la CNESST

La conception de la planteuse automotrice a exposé le travailleur Esteban Sosa Robles au danger d’écrasement, estime la CNESST. Photo : Gracieuseté de la CNESST

Une planteuse artisanale montrée du doigt

La conception d’une planteuse à céleris artisanale est en cause dans la mort par écrasement d’un travailleur survenue en juillet à Saint-Isidore, en Montérégie, conclut la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Le jour de l’accident, le chef d’équipe Esteban Sosa Robles et ses collègues travaillaient à la plantation de céleris à l’aide d’une planteuse automotrice artisanale sur le site de l’entreprise Guinois & Frères. Après avoir complété une section au bout du champ, les employés sont descendus de la machine pour prendre de nouveaux plants. Au même moment, M. Sosa Robles et un travailleur ont entamé une manœuvre de virage à 180 degrés de la planteuse artisanale. Alors que la machine était toujours en marche, M. Sosa Robles s’est retrouvé au sol, écrasé par la roue droite. Son décès a été constaté sur les lieux.

Selon la CNESST, la position des commandes a obligé le travailleur à se placer dans une zone dangereuse pour manœuvrer la planteuse automotrice artisanale. L’entreprise Guinois & Frères s’est vu interdire l’utilisation de la planteuse et a reçu un constat d’infraction. Pour ce type de manquement, le montant de l’amende varie de 17 179 $ à 68 721 $ pour une première offense et peut s’élever à plus de 300 000 $ en cas de récidive. L’entreprise ayant participé à la modification du tracteur et à la fabrication de la machine en cause dans l’accident a aussi été rencontrée.

La CNESST rappelle que toute conception ou fabrication de machines agricoles doit faire l’objet d’une analyse de risques rigoureuse pour que celles-ci soient sécuritaires et qu’elles respectent la réglementation en vigueur.